MAHLER
Pour Yann Bouvard, ami et visionnaire
Je vais poser un grain de folie
Dans la boîte à mystere
Et me dissoudre
Et me taire
Pour le plaisir
A jamais
Comme à Jadis,
Naguère…
Notre société est basée sur le secret
MAHLER
Pour Yann Bouvard, ami et visionnaire
Je vais poser un grain de folie
Dans la boîte à mystere
Et me dissoudre
Et me taire
Pour le plaisir
A jamais
Comme à Jadis,
Naguère…
MONDRIAN©
Choix iconographique par affinité esthétique d’Alfred Hoogveld
Peur apesanteur et précipice
la pente me tente
option sans billet de tour
Pardonnez mes écarts
je suis sous tension
dans le flou
d’un gaz inerte
où se meuvent mes fantômes paraboliques
fractales de crystal
j’ai juste eu le temps
de recevoir l’information
me présentant le danger
de toute poursuite dans le sens…
de l’apesanteur…



Il n’y a pas de luttes des classes VIOLENCE
Il n’y pas davantage de racisme
Il y a en revanche, en sombres revanches
Une lutte des corps constitués,
Une lutte des structures psychologiques
Qui se meuvent en corps sociaux.
Bill ASHTRAY©

À propos du concept de « monde » dans ce postulat de Schopenhauer : « la musique pourrait exister quand bien même le monde n’existerait pas », ne faut-il pas faire attention au fait que chez Schopenhauer le monde est un concept et ne désigne peut-être pas l’ensemble des figures de ce qu’il y a mais que, bien plutôt, monde désigne ici une figure de consistance de ce qu’il y a ? Cela voudrait dire, dans ce cas, que la musique pourrait exister quand bien même ce qu’il y a ne se présenterait plus comme un monde, n’aurait plus la figure de consistance qu’offre un monde. Je dis cela parce que je fais l’hypothèse que la philosophie depuis un certain temps – à mon avis depuis Descartes – est sensible au fait que la musique est elle-même capable de proposer des figures originales de consistance, autrement dit que la musique possède elle aussi cette capacité de proposer la forme propre d’un monde. Donc, si on prend « monde » comme désignant non pas tout ce qu’il y a mais une modalité globale de consistance du il y a, alors en somme il y a monde non pas lorsqu’il y a quelque chose plutôt que rien mais lorsque ce qu’il y a se présente dans une figure de consistance telle qu’on puisse le totaliser et le nommer monde. Dès lors peut-être y a-t-il une interrogation des philosophes depuis Descartes – y compris chez Schopenhauer – à propos du concept philosophique de monde et que c’est cette interrogation qui est investie dans la phrase citée.
En fait, pour résumer, on peut dire que la citation de Schopenhauer est valable dans les deux sens.
Effectivement, dans un sens très simple, dire que la musique pourrait exister si le monde n’existait pas revient à dire que – et il faut prendre cela à la lettre – le monde c’est pour lui ce qui se présente à nous, c’est-à-dire une représentation. Alors, sans même discuter sur la nature ontologique du monde, la musique pourrait exister même si le monde n’existait pas car elle a une dignité supérieure.
La proposition est donc valable de ce point de vue et l’est aussi valable dans l’autre sens dont vous parlez, celui qui met le concept de consistance au centre de « monde » parce que, pour Schopenhauer, la musique peut être conçue comme une forme de totalité isomorphique avec le concept de monde. En effet, pour lui, d’après une conception très ancienne, le monde peut être pris comme une structure, une hiérarchie de phénomènes – d’abord organiques, végétaux, etc. – et à ses yeux, la structure de la musique, c’est-à-dire la structure de l’harmonie, est isomorphe à cette structure-là.
Donc dans les deux cas, la citation vaut, c’est-à-dire qu’en premier lieu, si le monde comme réalité ontologique n’existait pas, la musique, quant à elle, en aurait suffisamment pour exister seule, et que, deuxièmement, existant seule, elle peut exister parce qu’elle a une consistance suffisante reproduisant à un niveau supérieur celle de la réalité qu’on pourrait appeler simplement « monde ».
M .S.© pour P.A.A.©
HOOGVELD ©
Tu sais pourquoi ne vais-je pas me fondre dans les joues de Morphée mon ami ?
Parce que j’entends absorber la nuit…
Toutes les nuits volées aux cieux ingrats amers et indélicats
J’entends décimer l’aurore et voir se poser les bras des hommes inspirés par le chatoiement d’un avenir velours
qui savent dialoguer et faire renaitre les pages solaires
d’une nation peinée, de silhouettes qui ont bradé le sourire pour le soupir
C’était la France en 2011
et tu es mon ami,
Bonne nuit tu dors soudainement,
Je rejoins la sensation commune
le sang s’épaissit et l’oxygène se raréfie
en tirant sur l’éveil
101111 Guillaume HOOGVELD P.A.A.©
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