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    Mois : août 2020

    Arthur Cravan voulait être quelquepart.

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    « Je voudrais être à Vienne et à Calcutta,
    Prendre tous les trains et tous les navires,
    Forniquer toutes les femmes et bâfrer tous les plats.
    Mondain, chimiste, putain, ivrogne, musicien, ouvrier, peintre, acrobate, acteur ;
    Vieillard, enfant, escroc, voyou, ange et noceur ; millionnaire, bourgeois, cactus, girafe ou corbeau ; Lâche, héros, nègre, singe, Don Juan, souteneur, lord, paysan, chasseur, industriel,
    Faune et flore : je suis toutes les choses, tous les hommes, et tous les animaux ! »

    Arthur Cravan, 1913

    20 août 2020

    Ilarie Voronca / Beauté de ce monde

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    à Léon-Paul Fargue

    Rien n’obscurcira la beauté de ce monde.
    Les pleurs peuvent inonder toute la vision. La souffrance
    peut enfoncer ses griffes dans ma gorge. Le regret,
    l’amertume, peuvent élever leurs murailles de cendre,
    la lâcheté, la haine, peuvent étendre leur nuit,
    Rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

    Nulle défaite ne m’a été épargnée. J’ai connu
    le goût amer de la séparation. Et l’oubli de l’ami
    et les veilles auprès du mourant. Et le retour
    vide, du cimetière. Et le terrible regard de l’épouse
    abandonnée. Et l’âme enténébrée de l’étranger,
    mais rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

    Ah ! On voulait me mettre à l’épreuve, détourner
    mes yeux d’ici-bas. On se demandait : « Résistera-t-il ? »
    Ce qui m’était cher m’était arraché. Et des voiles
    sombres, recouvraient les jardins à mon approche
    la femme aimée tournait de loin sa face aveugle
    mais rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

    Je savais qu’en dessous il y avait des contours tendres,
    la charrue dans le champ comme un soleil levant,
    félicité, rivière glacée, qui au printemps
    s’éveille et les voix chantent dans le marbre
    en haut des promontoires flotte le pavillon du vent
    Rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

    Allons ! Il faut tenir bon. Car on veut nous tromper,
    si l’on se donne au désarroi on est perdu.
    Chaque tristesse est là pour couvrir un miracle.

    Un rideau que l’on baisse sur le jour éclatant,
    rappelle-toi les douces rencontres, les serments,
    car rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

    Il faudra jeter bas le masque de la douleur,
    et annoncer le temps de l’homme, la bonté,
    et les contrées du rire et la quiétude.
    Joyeux, nous marcherons vers la dernière épreuve
    le front dans la clarté, libation de l’espoir,
    rien n’obscurcira la beauté de ce monde.


    Crédits photo ©ALFRED HOOGVELD #1997 POUR ©POÈTES ANONYMES ASSOCIÉS

    9 août 2020

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