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    Auteur/autrice : Bureau éditorial

    Guillaume HOOGVELD est le fondateur avec William Jonas Ashtray de Poètes Anonymes Associés, le plus mur et "absolument moderne" site web de la génération hybride, qui voit le web comme une possibilité de transmettre la distinction de la Littérature et de la Poésie francophone aux temps accomplis désormais numériques et virtuels qui chaque jour dévorent l'espace matériel. La Littérature et la Poésie ne sont ni un accident de l'Art, ni encerclées par le passé, elles sont omniprésentes dans l'espace des temps à venir, qu'il soit numérique ou matérialisé sur papier, demeurant ainsi par la valeur donnée aux émotions, la seule possibilité de réaliser la Vie.

    Voyage Extime

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    Pour William, blessé qui renaitra. Avec l’affection des profondeurs.

    J’ai perdu ton nom dans les promesses de l’aube
    Toi aussi  tu as cru aux chimères de l’alchimie
    Tu y croyais fort tu la serrais contre toi cette unité discrète inouïe
    Celle que tu aimais par dépit associer à la valeur Esprit
    sans que ça te casse
    sans que ça te fasse mal
    Tu aurais donné ta vie pour une sensation un changement d’état
    d’être ailleurs quelqu’un d’ailleurs un passeport à mille-feuille un vrai

    Tu as donné ta vie tu as composé avec la sève montante en toi et tu t’es libéré de tes épines
    tu nous as désertés pauvres de nous sans aucun bagages aucun autre visage possible
    aucune autre parole palpable
    horizon à zoner où tu savais hanter celui des mers aux mille boussoles

    J’ai perdu mes origines lors d’un voyage extime
    Et il n’y a qu’ à penser ou parler poliment
    Observer le tempo et le rythme ses chants
    Des pièges de la Beauté qui viennent ici s’échouer

    Replier ses mâchoires pour endosser
    Le costume déjà nu
    Des vacarmes urbains que seul un bunker
    Pourraient taire.

    J’attends l’ami qui doit venir qui est venu qui chante ma distance
    Que craignez-vous de moi sinon une fidélité à l’absence
    Et du sang 24 pour cent d’espérance…
    Autant qu’on en mettrait dans la vie à travers les lignes de la main suiffées d’échange les rames de tram les incidents horaires les fuseaux du même nom et aussi les caténaires, va-et-vient de colères
    ou une séquence un billion de transits d’une série de nombre d’unités barbares sans papiers portant en eux tous les rêves du monde la vue de la mer encerclant Naples
    de son déluge de Beauté sérénissime
    Le gain d’un trader débouclé dès l’aube
    Les pulsations du RER
    Ou bien tout quitter pour tenter Venise ailleurs qu’à Venise ou
    Voir Venice Beach en se rappelant le testament sublime de Jim Morrisson parti chercher les mots à Paris et trouver « The end », signer les textes de sa première chanson qu’il semblait mettre en œuvre par son seul arrêt du corps
    A Paris comme Wilde dans les derniers marchands de sommeil
    Lui qui comptait la nuit mieux que personne,
    n’avait plus la force de trouver l’éveil

    ©Guillaume HOOGVELD #2018 pour le texte
    ©Peter Blank #2015 pour la photographie

    16 octobre 2018

    Le Monde est à toi

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    Mon cœur sauvé par un défibrillateur en te voyant si intense

    Brillant dans ce firmament

    Imminent sous étoiles

    Sans rois ni mages à ta portée

    tu invectives toutes les sphères

    jusqu’à ce que tout soit mis à nu

    Rien que l’univers

    Rendu à toi

    Rendu à terre

    Avec toutes tes putains de tonnerre

    J’abandonne par l’opium la distance précipitée

    Cette planète bleue

    Sans Dieu

    Où d’un sobre Index décisionnaire

    tu appuies nos possibilités d’être à toi.

     

    ©Guillaume HOOGVELD #2012 pour le texte

    Gustave MOREAU, Salomé
    IMAGE ©Droits réservés pour tout pays

    25 septembre 2018

    ARAGON / Prose du Bonheur et D’elsa

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    Sa première pensée appelle son amour

    Elsa
    L’aurore a brui du ressac des marées

    Elsa
    Je tombe
    Où suis-je
    Et comme un galet lourd

    L’homme roule après l’eau sur les sables du jour

    Donc une fois de plus la mort s’est retirée

     

    Abandonnant ici ce corps à réméré

    Ce cœur qui me meurtrit est-ce encore moi-même

    Quel archet sur ma tempe accorde un violon
    Eisa
    Tout reprend souffle à dire que je t’aime
    Chaque aube qui se lève est un nouveau baptême
    Et te remet vivante à ma lèvre de plomb
    Eisa
    Tout reprend souffle à murmurer ton nom

    Le monde auprès de toi recommence une enfance
    Déchirant les lambeaux d’un songe mal éteint
    Et je sors du sommeil et je sors de l’absence
    Sans avoir jamais su trouver accoutumance À rouvrir près de toi mes yeux tous les matins À revenir vers toi de mes déserts lointains

    Tout ce qui fut sera pour peu qu’on s’en souvienne
    En dormant mon passé que ne l’ai-je perdu

    Mais voilà je gardais une main dans les miennes
    Il suffit d’une main que l’univers vous tienne
    Toi que j’ai dans mes bras dis où m’entraînes-tu
    Douleur et douceur d’être ensemble confondues

    Un jour de plus un jour
    Que la barge appareille

    Sur la berge s’enfuit novembre exfolié

    Ce que disent les gens me revient aux oreilles

    Il va falloir subir à nouveau mes pareils

    Depuis le soir d’hier les avais-je oubliés

    Mais dans les joncs déjà j’entends les jars crier

    Je ne sais vraiment pas ce que peut bien poursuivre
    Cet animal en moi comme un seau dans un puits
    Qu’est-ce que j’ai vraiment à m’obstiner de vivre
    Quand je n’ai plus sur moi que la couleur du givre
    L’âge dans mon visage et dans mon sang la nuit
    N’achèvera-t-on pas l’écorché que je suis

    J’écoute au fond de moi l’écho de mes artères
    Je connais cette horreur soudain quand il m’emplit
    Faut-il donc se borner à subir et se taire
    Faut-il donc sans y croire accomplir les mystères
    Comme le sanglier blessé les accomplit
    Si le valet des chiens ne sonne l’hallali

    Quoi je dormais toujours ou qu’est ce paysage
    Quel songe m’habitait dans l’intime des draps
    Où tu vas je te suis
    La vie est ton sillage
    Je te tiens contre moi
    Tout le reste est mirage
    J’étais fou tout à l’heure
    Allons où tu voudras
    Non je n’ai jamais mal quand je t’ai dans mes bras

    Je vis pour ce soleil secret cette lumière
    Depuis le premier jour à jouer sur ta joue

    Cette lèvre rendue à sa pâleur première
    On peut me déchirer de toutes les manières
    M’écarteler briser percer de mille trous
    Souffrii en vaut la peine et j’accepte ma roue

    Ah ne me parlez pas des roses de l’automne
    C’est toujours le front pur de l’enfant que j’aimais
    Sa paupière a gardé le teint des anémones
    Je vis pour ce printemps furtif que tu me donnes
    Quand contre mon épaule indolemment tu mets
    Ta tête et les parfums adorables de mai

    L’amour que j’ai de toi garde son droit d’aînesse
    Sur toute autre raison par quoi vivre est basé
    C’est par toi que mes jours des ténèbres renaissent
    C’est par toi que je vis
    Eisa de ma jeunesse
    C) saisons de mon cœur ô lueurs épousées
    Eisa ma soif et ma rosée

    Comme un battoir laissé dans le bleu des lessives
    Un chant dans la poitrine à jamais enfoui
    L’ombre oblique d’un arbre abattu sur la rive
    Que serais-jc sans toi qu’un homme à la dérive
    Au fil de l’étang mort une étoupe rouie
    Ou l’épave à vau-l’eau d’un temps évanoui

    J’étais celui qui sait seulement être contre
    Celui qui sur le noir parie à tout moment
    Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
    Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
    Que serais-je sans toi qu’un cœur au bois dormant
    Que scrais-je sans toi que ce balbutiement

    Un bonhomme hagard qui ferme sa fenêtre
    Le vieux cabot parlant des anciennes tournées
    L’escamoteur qu’on fait à son tour disparaître
    Je vois parfois celui que je n’eus manqué d’être
    Si tu n’étais venue changer ma destinée
    Et n’avais relevé le cheval couronné

    Je te dois tout je ne suis rien que ta poussière
    Chaque mot de mon chant c’est de toi qu’il venait
    Quand ton pied s’y posa je n’étais qu’une pierre
    Ma gloire et ma grandeur seront d’être ton lierre
    Le fidèle miroir où tu te reconnais
    Je ne suis que ton ombre et ta menue monnaie

    J’ai tout appris de toi sur les choses humaines

    Et j’ai vu désormais le monde à ta façon

    J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines

    Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines

    Comme au passant qui chante on reprend sa chanson

    J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson

    J’ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
    Qu’il fait jour à midi qu’un ciel peut être bleu
    Que le bonheur n’est pas un quinquet de taverne
    Tu m’as pris par la main dans cet enfer moderne
    Où l’homme ne sait plus ce que c’est qu’être deux
    Tu m’as pris par la main comme un amant heureux

    Il vient de m’échapper un aveu redoutable

    Quel verset appelait ce répons imprudent

    Comme un nageur la mer
    Comme un pied nu le sable

    Comme un front de dormeur la nappe sur la table

    L’alouette un miroir
    La porte l’ouragan

    La forme de ta main la caresse du gant

    Le ciel va-t-il vraiment me le tenir à crime
    Je l’ai dit j’ai vendu mon ombre et mon secret
    Ce que ressent mon cœur sur la sagesse prime
    Je l’ai dit sans savoir emporté par la rime
    Je l’ai dit sans calcul je l’ai dit d’un seul trait
    De s’être dit heureux qui donc ne blêmirait

    Le bonheur c’est un mot terriblement amer

    Quel monstre emprunte ici le masque d’une idée

    Sa coiffure de sphinx et ses bras de chimère

    Debout dans les tombeaux des couples qui s’aimèrent

    Le bonheur comme l’or est un mot clabaudé

    Il roule sur la dalle avec un bruit de dés

    Qui parle du bonheur a souvent les yeux tristes
    N’est-ce pas un sanglot de la déconvenue
    Une corde brisée aux doigts du guitariste
    Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
    Ailleurs que dans le rêve ailleurs que dans les nues
    Terre terre voici ses rades inconnues

    Croyez-moi ne me croyez pas quand j’en témoigne
    Ce que je sais du malheur m’en donne le droit
    Si quand on marche vers le soleil il s’éloigne
    Si la nuque de l’homme est faite pour la poigne
    Du bourreau si ses bras sont promis à la croix
    Le bonheur existe et j’y crois

     

    ©Guillaume HOOGVELD #2016 pour la photographie

     

    16 septembre 2018

    OSLO, August 31th

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    Le dernier jour d’un seul homme orchestré et inspiré du « feu-follet » de Drieu la Rochelle, prenez place il n’y a de la place que pour un seul homme, même pour une bande -annonce.

    Allez-voir le film ou que le film vienne à vous.

     

    https://www.guillaumehoogveld.net/wp-content/uploads/2018/09/www.guillaumehoogveld.net-oslo-august-31st-2012-official-trailer-hd.mp4

     

     

    13 septembre 2018

    OXMO Puccino – Inédit – Live – « L’enfant seul »

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    12 septembre 2018

    La Porte étroite

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    « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. » Luc, XIII, 24

    Ne jamais blesser et violenter quiconque de biologique, voilà je crois toute la morale de l’Homme numérique. La porte étroite parfaite, c’est le casse du siècle sans verre pilé, hémoglobine et violence. C’est jouer en gentleman, très serré, sans une touche d’ADN ou un filet d’échantillons numériques révélateurs ou GPS délateurs.

    Celui qui n’apporte pas la bonne nouvelle il va devoir vite entrer par la porte étroite…

    Le crime parfait sera bientôt aboli, avec les conséquences insensées et irréfléchies de ses adorateurs et laudateurs sans raide révolte si ce n’est que des punks à chiens dressés en lumpenprolétaires étudiants à la barbiche.

    Tout caryotype sera suspect.

    Toute la société de consumation avec son bazar de quincaillerie et son contrôle social est une perpétuelle manière sans école de nous pousser à la transgression et j’ai vu les esprits les plus brillants de ma génération s’y perdre, perdus par et pour la performance . Quid du casse parfait, sans victime, en tailleur anglais de dandy, froidement exécuté par un soupçon d’éther ou de chloroforme lentement diffusé, sans heurter les bonnes manières les savants protocoles. Autant dire que la cabane n’est pas le meilleur centre de formation, ni les spots au ciels bleus retouchés numériquement.

    La vraie violence , la plus perfide, est numérique, glaciale, d’ordre transactionnelle comme une lettre de licenciement sécurisée par cryptage reçue par mail. La caresse était analogique, le numérique nous apporte tout mais nous payons cette pléthore de biens par la frustration et la retenue, la frustration de cette contention affolante. Quant au sexe, il ne sera plus qu’une contingence, guère une possibilité discriminante ou tentation des vacuums, pour la première fois de l’Histoire des Hommes.
    Avec les insomnies et cette furieuse lucidité qui tombe comme un couperet et comme « l’éternel retour du concret » d’ Hegel disparaissent violemment la perfusion des agréments dont la santé du jour nous permet de supporter la pesanteur.

    Par subordination du réel, je vous précède en éclaireur, j’ouvre les brèches ; pardonnez du peu. L’ Azur n’a pas tenu promesse, il m’a défiguré.

    Je m’appelle William Jonas Ashtray aka Bill Ashtray

    et je suis venu vous dire toute la vérité rien que la vérité. Je m’appelle ainsi mais je n’ai rien à voir avec ce qu’il dit ce qu’il fait à quoi il joue pour qui il travaille, mis à part ses performances papier sur Poètes Anonymes Associés et vous le savez.

    ©Bill ASHTRAY @2018 pour le texte

    ©Jean-Marc MUSIAL, Série René Daumal ©Un dessin une nuit pour l’image
    14 juillet 2018

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