Poursuite de l’horizon

Viens me voir

je t’apprendrai le sens du dérisoire

comment foutre à terre le désespoir

comment on en revient

le sein d’une femme dans ta bouche

familièrement atteint dans ta chair

 

lendemain et surlendemain

difficiles à visionner à exploiter à glisser sous ses plis

 

Lourd comme un signal continu

le plomb que tu as dans la bouche

Saturne qui se réveille

 

L’instant qui nous délivre

Il était temps d’avoir les Dieux comme compagnons

C’était un beau songe

Qui m’a dépassé

 

Guillaume HOOGVELD Droits réservés©

Cas de figure

Dans mes rêves

tu n’existes

que par erreur,

par reflet circonspect

une folie envieuse

à court de provision

Poison en cage

Nous sommes enfermés

par nos cas de figure

dépassés par nos pas de mesure

délivrés par notre fière allure

Tu es l’idem de moi                                ton visage

Tu viendrais en moi comme la tendresse

Je vais donc disparaitre avant toi

avant que ne sois invisible peut-être

Universellement invisible

Guillaume HOOGVELD 2013 Droits réservés©

Le parti pris du feu

Pour les Drs Michel HAMON et Yves EDEL

Picture by CYNEYE© CYNEYE Droits réservés©

Le parti pris du fou

Ne relève pas de mon délire

Laisse-moi donc un peu

De cerveau disponible

Vite ! Il faut que je consomme au pluriel

Pour achever mes bonnes résolutions

Me jeter dans la solution

La peur d’être atteint                       touché

De douter de tout sans philosophie où s’appuyer

De système où s’articuler

Un libre court-circuit dans l’encéphale

L’heure d’ouvrir la vie comme une huitre

Autant de vérités

A séparer de leurs matrices

Je dévore ton éternel

Je ne bouge plus de cette possibilité

Ouverte au ciel

Qui demande

Qui interroge

Et quand parcourir le jardin aux mille délices

Enterrer nos haches

De guerre sur air sur mer dans les airs

Races de l’amer

Tais-toi ne dis rien qui soit contraire

Au probable du Bien

Si fragile lentement tranquille

Une peur qui résonnerait jusque dans le point T comme tympan

Otite de vérité

Lumière totale tout se détache

Au fort et à mesure

La lointaine inconnue

La présente déconvenue

Et puis face à moi

Diagonale surplombant l’axe du mal

Impossible à isoler

Pesanteur et poids du monde

Qui se cherche qui se cache

Le temps de tourner la page

Oublier son âge

Et in fine de rajeunir n’en plus finir

A point nommé

Dans l’expérience de ma frayeur

Une ville qui se découd

Lentement qui se dissout

Le corps en question

En chef d’accusation

D’avoir trop enduré

D’avoir trop croisé le fer avec le miroir

Jamais partir me disais-je

En bouclant mon premier paysage

Pour un second voyage

Pour un autre bagage

Sans la servitude d’être Soi

De se prononcer sur la loi

Au réveil où tout se joue

Toujours plus fort

Mis au monde mis à mal

Criant famine au féminin

Que le monde n’est pas ici pour entendre

Novembre ou décembre

C’est la même saison

Des rendez-vous manqués

Qui s’étendent dans l’horizontalité

Guillaume HOOGVELD Droits réservés 211112©

XXI XII XII

apocalypse_211212

 

Tes bras autour de moi

ton silence comme de la soie

ça me lance

autour de toi

 

Fin de partie

on recommence ou pas

Violence au pas

un jour nouveau sans toi

qui es-tu

autant dire

autant croire que la lune est plate

 

Je referme les ciseaux du nouveau Monde

mécontent

à travers toi

on y est

vous y êtes

IMPACT.

 

FIN DE PATIENCE_

portail de poètes anonymes associés | webmaster BILL ASHTRAY 2026 ©.

Retour en haut ↑