Ubiquité

HOOGVELD 1996©  Tuileries, Paris.

Pour Carla dans la nuit,
qui m’est apparue

 

 

A ta place
Je ferais le coup sans moi
Sans trace de pas
Sans la transparence
Qui saisit ma présence
Qui adopte ma fréquence
Frappée d’ubiquité

Je maitrise le feu
Qui sait foudroyer l’eau
Jusqu’au gaz inerte
Et son ressac volubile
Insensé puis soudainement immobile

Soudainement ce qui est surprise
Relève de la suspicion

Je souhaiterais maitriser mon souci
Mais mon corps me fait froid dans le dos

Je  veux du temps pour amadouer le présent qui défile
Spongieux
Absorbant sans émotion
Le duvet et l’écume

De toutes nos émotions
A la métrique infinie
Impeccable et saisie
De précaution, détermination et minutie

Je jette un pain à ma capacité d’avoir mal
Je jette une fleur à la possibilité du Bonheur
Je jette une lueur à mon envie d’être reflet

Et je jette au Beau ce qui lui donne sa solitaire évidence

Ô Lord
Permet moi de ne plus savoir jamais qui je poursuis
Et où et qui je fuis, ici ou très loin
Là-bas

Guillaume HOOGVELD 2012©

Méthode

Charlotte HAMEL 2009©

Que la structure maîtrise toujours le chaos de la vie.

S’appuyer sur un système pour ne pas se perdre,

Rejoindre la cordillère qui mène aux Âmes d’élections

S’élever

Voir grandir son frère.

Sans un mot

Sans un geste juste…

Un zeste de splendeur,

L’apaisement des sommets.

Ivresses de la pente

MONDRIAN©

Choix iconographique par affinité esthétique d’Alfred Hoogveld

 

 

 

Peur apesanteur et précipice

la pente me tente

option sans billet de tour

Pardonnez mes écarts

je suis sous tension

dans le flou

d’un gaz inerte

où se meuvent mes fantômes paraboliques

fractales de crystal

 

j’ai juste eu le temps

de recevoir l’information

me présentant le danger

de toute poursuite dans le sens…

de l’apesanteur…

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