Cantique…Parabolique

Monde englouti

A la gueule de bois composite

Endormi sous fièvres de confetti

Au lointain de mes horizons …. Les signaux synoptiques

Autant de variations énigmatiques

D’une parabole  ôtant le sel

A la mer Morte

D’où a surgi le premier sens de vie

Sans mesurer sa portée

Sans sel  on ne peut plus jamais aller

Tu attends quelqu’un qui ne t’attend pas

 

Tu ne sais même plus

qui a raison ou qui a tort

tu attends quelqu’un qui ne t’attend pas

et qui n’a aucune raison d’avoir tort

D’ailleurs il sera demain arrimé à bon port

pendant que tu comptes tes obsessions

flottant comme des astres au dehors

il pleut des solstices de trésors envahis

fatigués intensément raisonnable trop précieux pour moi

qui suis anarchiste par défaut de papiers

où le chlore a fait déborder l’encre

en transformant le papier vers le jaune

Le recommencement des évangiles.

 

©Guillaume Hoogveld

©Photo libre de droit

Ma petite rosée

À LLLLLLLLLLLLLisa….

Un matin

Qu’il bruine ou que la brise

Dont nous gardons jalousement

la formule heureuse ;

De l’étendue sauvage d’une rizière

À l’intimité précieuse de la Maison

Où le thé tombe du ciel,

Infusé de grâce

Guillaume HOOGVELD © Juin 2009

Massa Lubrense > Idéal de tous les midis

https://youtu.be/Uctbo_FjT1I

Capturé sur la Terrasse du consul à Massa Lubrense, près de Sorrento, en face de Naples, non loin ou sommeille, paupières basses au pouls lent le Vésuve qui a donné à cette région le sens de la Tragédie.

Guillaume HOOGVELD 2010 ©

Corpus Plasma

 

Le corps est l’angoisse suprême
La peur de muter
Un cancer suspendu immaculé
Phobie des métamorphoses
Chair au-delà de toute sublimation
La gueule cassée et le scalpel à l’encre de plasma
Voici ton nouveau visage d’ersatz
Pour parader aux lunatiques parties
Plutôt un visage rectifié qu’un invisible rêve
Le corps se mue à chaque souffle se meurt à chaque souffle renaît
S’épuise meurt sans le savoir afin de répéter le grand soir
Mais tu marches encore en diagonale de carnaval l’endimanché !
Un peu voûté un peu trop filiforme
Le silicone et le composite te sont pourtant familier
Tu reviens de loin encore que tu n’es pas né
Aucun esprit n’a soufflé sur ta glaise
Tu n’es que transformé
Dixit Lavoisier

GUILLAUME HOOGVELD 2010©

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