D’Echos @ Echos

Pour LISA G.

De tout passé, avenir et extra instantané,
Qu’il soit larmes et chagrins et poussières étoilées
Et chemin grevés d’obstacles
Miné par le néant ou comblé de paix et de feu
Pour ne pas oser dire le Verbe si cruellement présent salement lucide
Ce temps qui nous dépasse
Que je recrée avec ta présence
Lumière naturelle nuits de verre

La Vérité n’est nulle part plus intense que dans les mots du Poème
Pour celui qui connait les tourments et les virages de la Poétique
Qu’on préfère le pair, le noir, ou le carré d’As
Je t’avais dans mon jeu de cœur bel-amour
Le cœur suspendu aux arêtes du je, des fractions éthyliques
Avant de m’étaler dans le domaine public
Détournement de ré mineur sous une assise d’un si trop pointu
Une Sonate de Scriabine qui se reproduit s’élève d’élève en élève et se donne à nous pour que

D’échos @ échos

Les repères minaudent vers le salut et s’étirent de séduction ah que nous prenions l’air, ni des autres, les approximatifs, ni des cow-boys urbains aux pantalonnades de jeans perforés et menant à haut-bêlement la symphonie de tous les zéro

Alors que nous roulons vers San Diego …….

GUILLAUME HOOGVELD © 2010

APH.

TU COAGULES dans ma bouche
le sang de la dernière foi
et tu mets ton nez qui se couche
sous les paupières de mon beau sexe (d’après toi)

Pense un peu au JE des Autres et tu seras délivré du cachot ou tu te regardes seul avec ton JE, le tien, comme un jeu à la portée de toute perte.

Sais-tu qui va et vient dans cette hilarité atomisée de prudence, cette simulation attelée de réserve ?

Le prédateur connait mieux les forces de ses proies que ses propres limites à ôter la vie.

remonter sec les secondes qui précèdent le soleil me séparant de ce Dieu solitaire, exigeant mais affectueux.

un affaissement tonal en ré mineur, c’est l’unité retrouvée, et enfin, le soulagement.

mettre au pilori les points en suspension et ouvrir les portes à Dieu

on subit un destin qu’on ne peut qu’adopter…Eussé-je ici raison que je m’en réjouirais, de cette ligne comme beaucoup d’Autres

Au bout de la berge, le crépuscule des idiomes.

Versification de masse

Enfin que reste-t-il

Si ce n’est les traces d’une peur,

La scène d’un crime

L’envie d’ailleurs

Le soir s’abîme

Et le courage des nuits de veille

J’entends encore les cris du sommeil

Je ne puise plus dans ma mémoire

Les douces images de mon histoire

L’enfance s’est faite violence

Au sortir d’un virage éthylique

En une seconde divisée par mille fractions

Tous les masques des erreurs secondaires

Impossible de trouver le calme

J’entends déjà en toi les appels sinistres

Tu n’auras pas mon regard  la mort a pris sa place

Autant de dés projetés dans les conséquences d’une menace

Tu regardes le ciel

Et tu aimerais prendre l’air

Et tu aimerais avoir toutes affaires

Dans la soute enfin l’avion décolle

Tu as fui mais tu n’en à rien à faire

Tu as enfin les reines de ton avenir

L’huile de la mer ne va pas me servir pour calmer la machinerie à risques

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