Interrogatoire

 

Je ne dirai rien vous pouvez me faire parler je ne dirai rien je ne sentirai rien à vos brimades
Faites-moi savoir toujours ce que vous me demandez je n’en ai rien à faire
Faites-moi mal avec de l’inox
Je répondrai par un silence de plomb

Je vous livrerai des confiseries des meilleures maisons mais vous n’aurez aucun noms
Vous essayerez de m’attendrir par tous les moyens
J’ai arrêté de fumer

Vous essayerez de me faire sortir de ma sidération j’en ai rien à foutre de vos quolibets
Il me semble même qu’ils portent en eux une espérance un paradoxe une doxa un hypercut du gauche

Vous essayerez de me livrer le Christ une seconde fois
Mais je ne le trahirai qu’une seule fois puisqu’on ne meurt qu’une fois surtout pour de l’argent
Vous m’enfermerez dans des cages aux lions vous m’enfermerez jusqu’à la superstition vous m’enfermerez jusqu’à jusqu’à ce que je perde toute condition sédition

Jusqu’à ce que je devienne bête de cirque à défaut d’être bête du tertiaire d’un prestataire de service d’avocasseries d’affaires et autres étrangetés

J’ai tout avalé

Je me suis moi-même lavé le cerveau par précaution au savon de minuit celui qui ne parle qu’aux érudits
Vous pourrez me harponner avec tous les clous du monde je n’en deviendrai jamais une bête immonde

Après quatre clous on ne fait plus une croix on fait une chaise longue pour dictateur démocrate
Vous pouvez m’enlever les quatre pieds de la chaise ou les trois du tabouret

Je ne céderai rien je suis fait comme ça on m’a formé pour ça on m’a formé pour être une légende vivante bien que je ne sois pas incarné. Il faut croire en sa légende ; il n’y en a pas deux
il faut savoir sur qui compter ; un point de chute sans réalité.

Je ne sais pas si Dieu existe mais je suis protégé par un ange à mes côtés.
Le temps passe voyez-vous vous n’avez toujours rien il est l’heure de passer au temps perdu

À la lutte indéfinie.

 

©Texte de Guillaume Hoogveld

©Peinture de Georges Rouault, Christ, 1937
Cleveland Museum Of Art

Guillaume Hoogveld / Les mots du sous-sol, Hommage à Dostoïevski

Pour mon fidèle ami Armen, plein de malice avec un sourire indélébile…Et un talent indivisible…

 

Je suis habité par une hallucination par une par une humiliation par une illumination

Je suis un saint un fou bien trop réel à la réalité augmentée sur adapté à mon environnement ; j’ai dû quitter la civilisation et me terrer dans les sous-sols.

Je me décline en jouant des sonates d’Haydn en ré mineur en guise d’équilibre entre les forces ; je cherche l’association entre les couleurs qui puisse me donner raison au moins à mes excès le mercure indique 0 sur le thermomètre

Je n’ai aucune superstition pour supporter le réel je n’ai jamais développé que des axes impassibles véhiculés par le regret voire le remord.

Le souvenir à qui je dois rendre compte me disperse dans un imaginaire resté enfant.

Je suis un franc tireur d’élite rien ne me résiste je n’attends plus qu’un signal situé sur l’échelle pour protéger les anges au ciel avant moi…

Nous avons tous une légende ; il faut croire en sa légende.

 

© Guillaume Hoogveld juillet #2022 pour le texte et l’image

Voir aussi sur PAA, le texte intégral de l’Homme du sous-sol ici : https://www.guillaumehoogveld.net/dostoievski-les-carnets-du-sous-sol/

Les pas de Paname au Niagara Par Guillaume Hoogveld


Passe-Passe-Passe- temps par #Mérieau

Mais où vont les gens, ? À quoi à quoi après quoi courent-ils ? Ils sont jaloux et joyeux devant les pas qui les précèdent moi j’ai mis mes mots j’ai mis mes mots en avant et j’ai perdu ma tête qui viendra chercher quelqu’un qui ne cours plus après soi-même qui sera magnanime avec  mes vieux anathèmes je cherche toute femme toute forme de paix je cherche toutes ces courbes qui m’ont manqué bon sang pourquoi les femmes passent-elles si vite à quoi les envisager les regarder les dévisager  dans le rétroviseur de ma voiture  énigmatique. Qui se remet d’avoir été qui  ? Pourquoi les hommes sont sont-ils si avares d’émotion rien n’a changé les hommes n’ont jamais pu se parler les uns les autres et quid du mensonge des hommes et des femmes entre eux.. J’aimerais parmi toutes choses me jeter dans les chutes du Niagara pour tout oublier et d’abord ma conscience ma conscience qui ne l’est de rien ma conscience qui se fixe à tout sans échappatoire sans préavis sans m’avoir été présenté sans carte de visite sans possibilité d’être rejeté d’être traité d’être juste et voilà j’ai attrapé un cancer du sang en forçant ma parole à s’extraire de moi…Palier supplémentaire de la Foi…

Texte #2022 #GuillaumeHoogveld #PoetesAnonymesAssocies #BillAshtray

 

ENIGMA / Salle des machines Podcast

Salle des machines de Podcasts à venir sans la moindre retouche de post-production.Intacts avec coquilles. Reproduction de la typographie TRIUMPH avec du CARBONE 14, comme le st Suaire…Aucun appui numérique. Ni sur les textes d’imprimerie, ni sur les enregistrements vocaux de Guillaume HOOGVELD…

 

©Guillaume HOOGVELD ©2021 pour le texte et la photographie

#PoetesAnonymesAssocies
#BillAshtray
#GuillaumeHoogveld
#VincentSask

Pixel Personne

 

 

Pour Andy Warhol, le vecteur visionnaire,

Comme ils ont l’air d’être quelqu’un les petits troncs les lévriers allemands
Les troncs cathodiques les formatés de la face
Moi je les embarasse je joue à ma nouvelle star

Comme ils ont peur de mourir du Covid
Comme ils ont l’air d’y croire
Comme ils ont l’air de se perdre
De déborder
De virer de bord
De passer du coq à la lie de vin
Un vin chaud qu’on donnerait aux prisonniers de la der des ders c’est promis
Celle pour qui on se battra pour un jeton de bitcoin

On se mettra à bouffer dans le décor
On se mettra instantanément en pause ou en arrêt sur image

Aux arrêts de jeu tout prendra forme
Le but et langage d’acier trempé ressemblera à une colonie de vacances ou un centre aéré a l’ozone
Parfumé a l’eau de Cologne de RDA

On ne se battra plus pour une cause ni pour des frontières ni pour un drapeau mais pour tester sa résistance à la terreur numérique

On se battra pour rester anonyme pour acheter le droit de n’être personne d’être inconnu face à la spoliation des pixels

On aura la tremblote sur sa propre scène.

 

© Illlustration : The Monk by The Sea 1808 Artiste: Caspar David Friedrich

© Texte de Guillaume Hoogveld

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