@ MVK Passe le temps restent la fièvre et l’harmonie des Chants

À celle qui a toujours su être là, même dans mes abimes, MVK, ma confidente de toute intensité.

Il va venir

le temps est soutiré il va

venir le temps est

suspendu aux étrennes des privilégiés

qui passent à travers vallées mont et massifs

en se parant de longs manteaux lascifs

sans avoir la force physique de leurs ambitions

trop affectés pour connaitre l’Amour en Capitale

tout ce que je dois aux chemins de mes excès était inévitable implacable

Passe encore que je perde la vue passe tout mais pas mon Idéal

passe même cette indifférence au végétal

et ces formes de domination de la nature sur tout ce qui ne lui est pas égal

encor que je passe mes yeux passent

encore que je courre après mon corps

courre

mes yeux roulent comme mes veines à même la ligne de tir

Bacon Pollock Dix  qu’il n y ait plus aucun mot à ajouter aucune encre à dévier de trait à dévier de vies visiblement en marche en train de dérailler passons et laissons vivre ceux qui n’ont pas d’autres choix que le vice par manque de passions, de système de structures de protection de gratification

on laisse passer ceux qui font le monde et ils sont oubliés

on laisse passer les Poètes l’écran plat supplante l’écrit et détermine la conscience des pouvoirs d’achat pour lesquels on se bat comme avant on se battait pour la valeur Esprit

passe encore plaidoiries

pour que tu ne quittes pas les lieux

qui me livrent à la dalle cinglante et humide

Passe en or que tes yeux se dissolvent dans ton liquide amniotique

perçant la nuit avec une fente de métaphysique passe

La violence en pleine figure pour celui qui se précipite dans l’hypnose farouche intimiste de la plume et

qui projette sur la vie

son alcôve collégiale

qui fait rêver les vies et vivre les rêves

de ceux qui le méritent

passe encor que je perde la vue mais pas que

je te perde de vue paradoxe oxymore j’en conviens

J’ai détroussé mon imagination pour toi

harponné la vermine

fracassé toute mauvaise fortune

passe encor bon cœur

ma silhouette incandescente ma petite fée après minuit  tu manques à moi

Guillaume Hoogveld qui n’a jamais su apprendre à s’exposer aux contacts froids

tout en étant omniscient parfois

parfaitement perfectible davantage étant qu’apparent

présence  atomisée dès l’éveil  dans la pensée par les actes

un petit peu moins mais passe

encore j’ai envie de te dire

Incarne ta vitesse et ne mets jamais de gants

incarne ta liesse et donne maintenant

le sourire que chaque nuit j’entendais dans la connivence accordée au vent

dans la bouteille jetée totalement vaine encore

propulsée parmi les courant de la Seine

et encore jetée dans tous les reflux d’un mouvement vers Toi

tu es encore l’écume qui force les pas

à me dépasser sans jamais passer

Une amitié Versus un mot d’aimant Versus Amitié blindée polarité ajustée

Je ne pèse plus mes mots quand il s’agit d’aimer

Je suis léger à te savoir force de vie qui résistera, M.

 

©Guillaume HOOGVELD @2017 Droits réservés
©Jean-Michel BASQUIAT pour l’image, Droits réservés

BILLET inédit, archives personnelles de 2013 revu et corrigé#050717

 

 

Centre de Réalité Google.

musial-google_thumb5

Où est situé Google sur la carte ?

A-t-il un VISA universel violant les frontières ?

Qui a serré la main à ses data center ?

Qui peut s’enorgueillir de l’avoir rencontré ?

Quelqu’un ici ou ailleurs sait – il où Google veut-il en venir en revenir ?

Google est il polyglotte lit-il dans les pensées ou dans mes désirs et mes fantasmes ?

Tous les jours je tombe nez à nez à l’une de ses répliques sur le net

Certains évoquent des hologrammes d’autres une simple retouche d’image

La face visible de l’iceberg de la toile

Le même bloc de glace qui a fissuré le Titanic qui n’avait pas assez de Bateaux de sauvegarde

Heureusement Google a numérisé tout ce qui bouge et toute inertie

Les rues les bâtiments les lettres d’amour qui s’ennuyaient au fond des tiroirs

Les jours les nuits et tout ce qui veille en nous comme mémoire

Là haut dans les nuages les plus effilés les plus hauts en données

Pas très loin de l’orbite de ses satellites

Les algorithmes de Google sont plus précieux que les joyaux de la chapelle Sixtine

Le Monde a modifié sa table de valeurs

L’Unesco à capitulé c’est l’heure de la collaboration 2.0

Mais son patrimoine blessé ne perd pas de sang tout juste de légitimité

Avant de faire mourir la mort,

La première victime de Google est le Réel.

©Guillaume HOOGVELD @2017 pour le texte

©Jean-Marc MUSIAL, ©Un dessin une nuit pour l’image, 020417, hommage à René Daumal, “L’Errant”.

Tabula rasa.

MUSIAL-Le-videok

Tu pensais jusqu’à maintenant que le monde était de ton envergure

J’ai pleuré hier quand tes mots se sont heurtés à ma figure

Des larmes chaudes et généreuses un paradoxe puisque je n’avais plus rien à te donner

J’étais animé par la tentation de me retrouver

Un paradoxe il pleuvait c’était le 15 août le dimanche 15 août Made in Paris

Livide et désert et ne sentant personne venir ni repartir  je me figurais hier silhouette parmi les spectres

Alternant un monde froid et un système solaire

Un autel pour davantage de visages moins de divisions entre les hommes

Moins de partitions des nuits pensées à rêver un monde meilleur

Mais le Monde se fiche d’être meilleur depuis la Genèse jusqu’à la Révélation

Le Monde ne croit qu’aux paris accordés aux fonds fiduciaires

Loin derrière la croyance accordées aux forêts aux menhirs

Le signe déjà d’un premier désir

Un  Vertical  Viatique nous permettant de mêler sang et vin

Les traces du martyr de l’homme encore présentes sur le saint-suaire

et de la myrrhe et de l’encens et de toutes ces causes qui n’ont pas été défendues

parce qu’il y n’avait personne pour les nommer

Mais enfin qu’avons-nous fait du vieux continent qu’était la civilisation ?

 

©Guillaume HOOGVELD @2016 pour le texte

©Jean-Marc MUSIAL, ©Un dessin une nuit pour l’image

Barabas est vivant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce texte est particulièrement dédié à Nancy,  mon amie de toutes les vies de tous les détours, les hors-champs, les envers du décor auquel nous avons survécu.
https://www.facebook.com/cyneye

J’attends le mauvais soir

Je parcours à sang d’encre un continuum espace violence

Perdu plume et autres outils contigus à mes fabrications

J’attendais le soir pour ne plus rien reconnaître de tous les  séquences  du jour parjurées mille fois

Je cherchais la clef de l’aube

Qui ouvrirait le retour de mes rêves

J’ai peut être triché avec le prix de la vie

Mais j’en connais biologiquement sa valeur sa douleur

Et je sais qu’à toutes intersections il n’y à pas de justice si ce n’est IMPACT

Les hommes mentent à double  tranchant

Les hommes ne veulent pas savoir qu’ils penchent vers l’injustice qu’ils ont libéré Barabas et mutilé la croix        sous

l’autorité d’un Pilate dépassé

Mais comment croire en l’histoire

Cette utopie criblée de balles de bonnes intentions

A la TV ou hors de son indécente audience

En sécurité avec sa famille et ses armes blanches

Le spectateur d’aujourd’hui croit pouvoir emprunter aux icônes et aux héros

La détermination et l’esprit habité de ces

Hommes qui sont mort de vie pour un destin

Les oiseaux Hitchcock tourneront toujours un film dans l’inconscient des hommes

L’injustice fait monter l ‘audimat l’injustice excite les annonceurs

Et nous valsons depuis trop longtemps avec l’idée d’une meilleure Histoire à compter à nos enfants

Que nous serions fiers de raconter au soir couchant de signes prometteurs

Qui n’en croiraient pas un mot,

Déjà mordus par GOOGLE avant minuit.

 

 

©Guillaume HOOGVELD @2016 pour le texte et l’image

Jean-Marc MUSIAL, Un dessin une nuit©, Droits réservés© pour l’image

Parce qu’il ne faut pas retenir sa vie.

LOAN 1997 BC NBARG OK

Parce que c’était ailleurs

Parce que c’était un brin de mai le printemps
Parce que c’était précisément
Comme souffle le temps

Parce que j’aimais trop le bonheur tout en craignant la Vie
Son rythme presto lento et ses coups kilométriques
Le legato élancé des morsures de l’ été
La triste fin des comiques
Toutes les attaques de panique

Parce que j’aimais trop le signe Femme
Leurs cœurs familiers et vulnérables
Quand la courbe et la droite s’associaient dans un langage
une profusion de lignes                         stimuli entre nous s’accomplissaient dans une même cage

Parce que j’aimais trop le cours des jours
Parce que je me sentais libre et libéré
Ni faim affective ni pain mouillé de la réclusion émotionnelle à perpétuité

Parce que je ne possédais rien hormis tout la joie du présent d’être ici ou là je m’en fichais
J’avais l’habitude héroïque de perdre mes passeports
En transit poursuivis par les aiguilleurs du ciel
Peu importe si mes coordonnées s’affichaient sur des projets malveillants
En temps réel un far west éloigné du temps émotionnel du temps d’un baiser
Une voile lancée sur l’atlantique et voilà une navigation solitaire qui les panique
C’est Google qui perd nos traces nos baisers

Parce que j’étais inspiré
Riche de mots
Riche en possibilités
Riche en réalités et assumant d’être souvent seul pour mieux échanger
gestuelles avec les étoiles

Parce que je n’ai jamais négocié avec l’imaginaire j’ai tout pris
De Villon Rutebeuf à Verlaine Reverdy et Pessoa

Ni trahi les promesses de l’enfance
Parce que je croyais à toute altérité
Parce qu’ impossible à vivre
Je restais un inouï inoublié attendant avec impatience l’oiseau profane
Brûlant feu follet
Avec un cœur qui frappe encore
Les yeux dans les yeux le sang dans le sang jusqu’à percer l’iris du regard féerique de l’autre…

Et me retrouver si vivant si vibrant si électrifié jusqu’au point critique où la biologie en moi s’est mise à pleurer mes excès.

©Guillaume HOOGVELD @2016 pour le texte et l’image

J’ai en moi

 

J’ai été moi
J’ai été moi sous tous les souffles
La main coupée                    mes idiomes alertes

J’ai en moi tous les crépuscules qui s’affaissent dès que les yeux des amants ne savent plus se parler

J’ai en moi toutes les localités
Mille lieux de béton sous la mer
mille manières de battre le fer
Entre deux gazoducs je pèse la couleur de l’été

on m’avait promis sa venue
Promis qu’il serait durée et volupté

J’ai en moi toute une volonté en peau de chagrin
J’ai en moi une péninsule qui ne parle plus le même langage que l’exil
un baiser hors du temps
qui n’a pas existé faute d’avoir été incrédule ce baiser qui a pas existé
Mais qui pourtant un jour n’existe plus

J’ai en moi toute la vanité des maladies vénéneuses
J’ai sur moi la loi du silence
un contrat sur une silhouette
J’ai sur moi une seconde d’agitation
J’ai sur moi la réponse à vos questions

J’ai en moi la fin du monde
La fin des cadrans solaires
La fin des carnages d’hiver
J’ai en moi la honte du monde
Tout cela à porter sur mes épaules
Tout ça pour donner du sens à la vitesse
Le vent dans le dos les pâles figures se dressent
puis se délient à l’emporte pièce

Comptez
Dressez
Domptez en vous la pulsion qui vous pousse à tout décomposer
Après tant de démesure plaquée sur les murs
Et de la pensée au geste habitez un train ce soir
Un train une vielle micheline de nuit vers Lisbonne
Où là bas vous attend un feu frère
Qui loge rue Douradores
Que dis – je un feu de fiction alimenté par l’extrême pluralité de ses noms
Ô Fernando où glisses-tu ?

J’ai promis à mes amis
D’avoir assez d’yeux et de nerfs
Pour ramener à même leurs blocs de béton
Mille saudade exfiltrées
D’une lagune d’un bleu hérissé par le vert

J’ai en moi toute la finitude de nos vies,  l’impact et la folie.

J’ai en moi ma propre absence.

 

©Guillaume HOOGVELD @2016 pour le texte et l’image

portail de poètes anonymes associés | webmaster BILL ASHTRAY 2026 ©.

Retour en haut ↑