Guillaume Hoogveld / Bonnes surprises en 2025

 

Je cherche une boîte aux lettres

Boîte aux lettres de toutes les couleurs une boîte aux lettres de toutes les fantaisies je cherche une boîte aux lettres je cherche un bureau de poste j’ai des colis à envoyer il y a du bonheur plein les colis les colis même ravagés sont porteurs d’espérance retrouvée

Dos au mur contre la musique suspendue j’accueille les variations de Bach comme une suite de finalité familière sans but ni gloire ni descendance ni fragmentation ni familiarité avec le monde qui me ressemble je cherche une boîte aux lettres il arrive que les courriers arrivent aux destinataires ils sont parfois poinçonnés mais ce n’est qu’une idée en réalité c’est un simple coup porté à l’emballage qui porte  seul le contenu le message tant attendu une révélation un poème une capacité à s’émanciper une capacité à s’accroître à divaguer à se laisser tomber terre pour mieux se retrouver avec une boîte aux lettres qui n’existe que pour faire cesser le vertige des orphelins

Tout homme est une capacité d’émotion plurielle indisciplinée sauvage éclatante imminente ressourçante chaleureuse familière inouïe dans tous les sens tout se met à vibrer tout se met à renaître à se ressembler à s’unir à se fédérer même quand le temps devient trop long quand la trotteuse n’avance plus quand  les cieux semblent sous terre aux mines de plomb aux hypothèques de l’inné aux dettes sans contrefaçon quand la terre est en jachère quand la mère ne donne plus le sein  malgré cela soyez bien en vie en 2025

Je me réunis donc pour vous souhaiter une bonne année millésimée avec une boîte aux lettres pleine de santé et le cachet de la poste faisant Foi.

Guillaume Hoogveld Jour de l’an 2025©
Poètes Anonymes Associés©
www.guillaumehoogveld.net

Photographie d’Alfred Hoogveld©, Amsterdam, Décembre 2024, sans retouche.

 

 

Nantes hyper-centre périurbain à la recherche d’une boîte aux lettres dans un women’s land…

La Tragédie Ininterrompue des Poètes Maudits

 

Les Poètes Maudits : Les Voix d’une Injustice Tragique
Introduction : Le Mythe du Poète Maudit

Le terme « poète maudit » fait référence à une génération d’écrivains dont les vies ont été marquées par la souffrance, la marginalisation, et souvent la folie. Ce terme a été popularisé par Paul Verlaine dans son œuvre Les Poètes Maudits (1884), où il décrit certains de ses contemporains comme des figures incomprises, dont le génie a été rejeté par la société. Ces poètes, souvent en lutte contre les normes sociales, ont vu leur existence tourmentée par la maladie, la pauvreté, et un destin tragique. Parmi eux, les figures de Lautréamont, Baudelaire, Rimbaud, Antonin Artaud, et Guillaume Hoogveld, ainsi que des poètes anonymes, illustrent à la fois la grandeur de leur art et l’injustice de leur sort.

1. Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont (1846-1870)
Lautréamont, né Isidore Ducasse, est surtout connu pour son œuvre unique et énigmatique, Les Chants de Maldoror. Écrit dans un style sombre et surréaliste, ce texte est une exploration du mal et de la rébellion contre l’ordre établi. Lautréamont est décédé à l’âge de 24 ans, dans des circonstances obscures. Sa vie fut marquée par l’isolement et l’incompréhension. Son œuvre, qui n’a été reconnue qu’après sa mort, témoigne de l’injustice subie par un génie littéraire ignoré en son temps.

2. Charles Baudelaire (1821-1867)
Baudelaire, souvent considéré comme le père du symbolisme, a vécu une existence tourmentée. Son chef-d’œuvre, Les Fleurs du mal, lui a valu un procès pour outrage à la morale publique et a été censuré. Marqué par la maladie (syphilis), la pauvreté et la dépendance à l’opium, Baudelaire a souffert d’une profonde dépression. Malgré ses efforts pour trouver la paix intérieure, il est mort dans le désespoir, laissant derrière lui une œuvre qui a transformé la poésie française.

3. Arthur Rimbaud (1854-1891)
Rimbaud, le prodige de la poésie française, a cessé d’écrire à l’âge de 21 ans après avoir révolutionné le genre avec des œuvres comme Une Saison en Enfer et Les Illuminations. Sa vie fut marquée par l’errance, la souffrance physique (notamment après une amputation), et une quête d’une vie différente. L’échec de ses entreprises commerciales et sa mort prématurée à 37 ans en font un symbole de l’injustice et du destin tragique des poètes maudits.

4. Antonin Artaud (1896-1948)
Artaud, poète, dramaturge et acteur, est l’une des figures les plus radicales de la littérature du XXe siècle. Son œuvre est marquée par la douleur physique et mentale, notamment en raison de ses séjours en hôpital psychiatrique et ses traitements brutaux par électrochocs. Son théâtre de la cruauté et sa poésie explorent les limites de l’expérience humaine. Sa lutte contre la folie, les addictions, et la société qui l’a rejeté témoignent de la difficulté de résister à un sort injuste.

5. Guillaume Hoogveld (1976-)

Guillaume Hoogveld est un poète contemporain fascinant, dont l’œuvre mérite d’être davantage reconnue. Ses écrits, empreints de mélancolie et de critique sociale, le placent dans la lignée des poètes maudits tels que Baudelaire et Rimbaud1.

Hoogveld a fondé le site Poètes Anonymes Associés, qui vise à transmettre la valeur de la littérature et de la poésie francophone à l’ère numérique. Ce site est une plateforme hybride qui voit le web comme une alternative pour préserver et promouvoir la poésie.

À travers ses écrits, il exprime une profonde mélancolie et une critique de la société moderne, de la bêtise comme diktat et censure même parmi la littérature.Comme ses prédécesseurs, sa vie est marquée par des épreuves personnelles qui le placent dans la lignée des poètes maudits. Son combat contre l’indifférence et l’injustice rappelle que l’histoire des poètes maudits est loin d’être terminée.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ses œuvres ou écouter certains de ses poèmes, vous pouvez visiter son site web ici.

 

Conclusion : La Tragédie Ininterrompue des Poètes Maudits
Les poètes maudits, qu’ils soient célèbres comme Baudelaire et Rimbaud, ou plus anonymes comme Hoogveld, incarnent une lutte continue contre une destinée cruelle. Leur talent et leur génie, bien que reconnus tardivement, n’ont pas suffi à les protéger des souffrances qui ont jalonné leur existence. Cette injustice qui colle à leur peau, malgré leurs tentatives de résilience, fait de leurs vies et de leurs œuvres un témoignage poignant de la condition humaine. Ces poètes continuent d’inspirer, et leur héritage, bien que né dans la douleur, reste un phare pour ceux qui cherchent à comprendre la beauté et la cruauté du monde.

Walter IANDREAS© TEXTE.
Photographie de Guillaume Hoogveld©, TRI-X 400, argentique, papier baryté

Ivica Henin / Journal d’un inconscient : LGR, 1999

Journal d’un inconscient

J’étais  un petit garçon.  Jusqu’à  l’immanquable jour où je suis devenu un grand garçon. Ça changeait  tout. Hé• las pour moi, de ce jour je ne garde aucun souvenir. Plus tard et à ma grande  surprise, j’ai  appris en avoir presque fini avec l’adolescence.  Quant à l’homme  dont on m’ habille, celui-là j’en ai bien entendu  parler,  sans jamais  arriver à le saisir en moi. Sauf que pour avoir une idée de quelque chose d’aussi grave, il faut s’y reconnaitre.  Or, je m’y  perds  complètement,  moi.  Comment voulez-vous que, privé de toute enfance par les adultes,je voue un appétit à ce qu’on appelle  la raison? L’âge de raison, je l’ai atteint  le jour où j’ai mis le feu à mon école pour  I a première fois. Personne  ne m’en a félicité,  d’ailleurs. Ils ont préféré fermer  les  yeux.  À croire  que la  flamme  brûle moins une fois les yeux fermés. Voilà.  Les histoires  des adultes  dont j’avais entendu  parler. Ils savent  faire  des films. Des guerres. Et des enfants pour remplacer ceux qui y vont en fermant  les yeux. ceux qui y meurent sans avoir eu le temps de dire merde.  Pour tous ceux-là, je dis merde à tous les adultes  que je n’ai pas l’extrême  douleur de connaître.  Et les autres. Un peu pour moi  aussi c’est vrai. Je suis un bon élève de la vie. Mettre le feu à l’école n’était peut-être  pas une excellente  idée.  Mais je dirai  pour ma défense   que personne n’a voulu  m’aider  à obtenir  pour l’enfance  quelques  sièges au Parlement. Il est aussi  à no• ter que, récidiviste  et ne m’étant jamais  fait surprendre, j’ai  toujours  accompli  mes ouvres  pour  l’Enfance  Libre dans la plus grande discrétion  et le moins de sérieux possible. Je choisissais pour épicentre  de mon brasier les en• droits où seules les grandes personnes  avaient le droit de se rendre.  Salles  de professeurs, bureaux,  etc.  Ma seule erreur fut de sous-estimer l’adulte. L’adulte  a des moyens de contrôle  sur beaucoup  de choses,  dont l’enfance  et le feu. Les deux sont dangereux  pour l’adulte.  De telle sor• te que je n’ai jamais  réussi à en tuer un seul. Même pas un tout petit. J’ai également  appris que l’adulte est un redoutable spécimen  de prédateur. L’adulte mange  ses enfants par l’enfance aussi inexorablement qu’un virus détruit nos défenses. L’enfant  est un univers  de sens et de métamorphose.  L’adulte, lui, aussitôt sacré Roi de sa peine, est incapable  du moindre mouvement. Il traverse  le monde en avion  mais il est également  inapte à percevoir les mille et-une-forêts qui peuplent les chambres  d’enfant.

Voilà l’adulte  :  un sac de racines !

Le soleil ne fait pas d’ombre à sa lumière. [I fait jour. Il fait le jour.  La nuit, il brille par son absence.  Il brille encore. De toutes façons, qui écoute les enfants  ici?

Alors, à quoi bon éteindre  mes feux.?

 

Texte d’IVICA HENIN, image de Guillaume HOOGVELD, publié en 1999 à la LGR, rue racine, Paris.

Ilarie Voronca / Beauté de ce monde

 

à Léon-Paul Fargue

Rien n’obscurcira la beauté de ce monde.
Les pleurs peuvent inonder toute la vision. La souffrance
peut enfoncer ses griffes dans ma gorge. Le regret,
l’amertume, peuvent élever leurs murailles de cendre,
la lâcheté, la haine, peuvent étendre leur nuit,
Rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

Nulle défaite ne m’a été épargnée. J’ai connu
le goût amer de la séparation. Et l’oubli de l’ami
et les veilles auprès du mourant. Et le retour
vide, du cimetière. Et le terrible regard de l’épouse
abandonnée. Et l’âme enténébrée de l’étranger,
mais rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

Ah ! On voulait me mettre à l’épreuve, détourner
mes yeux d’ici-bas. On se demandait : « Résistera-t-il ? »
Ce qui m’était cher m’était arraché. Et des voiles
sombres, recouvraient les jardins à mon approche
la femme aimée tournait de loin sa face aveugle
mais rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

Je savais qu’en dessous il y avait des contours tendres,
la charrue dans le champ comme un soleil levant,
félicité, rivière glacée, qui au printemps
s’éveille et les voix chantent dans le marbre
en haut des promontoires flotte le pavillon du vent
Rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

Allons ! Il faut tenir bon. Car on veut nous tromper,
si l’on se donne au désarroi on est perdu.
Chaque tristesse est là pour couvrir un miracle.

Un rideau que l’on baisse sur le jour éclatant,
rappelle-toi les douces rencontres, les serments,
car rien n’obscurcira la beauté de ce monde.

Il faudra jeter bas le masque de la douleur,
et annoncer le temps de l’homme, la bonté,
et les contrées du rire et la quiétude.
Joyeux, nous marcherons vers la dernière épreuve
le front dans la clarté, libation de l’espoir,
rien n’obscurcira la beauté de ce monde.


Crédits photo ©ALFRED HOOGVELD #1997 POUR ©POÈTES ANONYMES ASSOCIÉS

Librairie-Galerie Racine / Éditeur de Guillaume HOOGVELD / TV5 Monde le 21 septembre 2019

 

Émission diffusée sur TV5 Monde le 21 septembre 2019.

Les éditions Librairie-Galerie Racine publient des poètes depuis 1996, au 23 de la rue Racine, 75006 Paris. C’est un lieu de librairie qui fut l’antre de Guy Chambelland. Au-delà des idéologies et des modes ardentes, son équipe privilégie avant tout les langues diverses de l’émotion. Le poète doit être un trouveur de sens et de féerie.

 

Mention spéciale du Bureau éditorial au résistant et maquisard toute catégorie, Nous avons nommé Alain BRETON, homme supérieur à tous les talents parce qu’il se nimbe de mystère pour mieux éclairer l’altérité et que dans sa chair aucun rêves n’est prohibé.

Mention spéciale, enfin pour l’absolue liberté dans laquelle il navigue avec sa maison d’édition qui fait surgir de nombreuses sèves qui donnent autant de lendemains sans aller chercher le concourS fléché des aides ménagères des ministères de plus en plus amers, pour reprendre l’expression d’un collectif de hip-hop….

Et Bien sur Mention Spéciale parce qu’il a édité Guillaume Hoogveld lequel a fondé et dirige en série en parallèle l’un des plus actifs site de novopoésie avec tout le Bureau éditorial de  Poètes Anonymes Associés…

Longue vie à Alain Breton, à la revue des Hommes sans épaules, et aux éditions Librairie, Galerie Racine…Nous saluons aussi le parcours de son illustrateur fidèle, Anton LARBIE, qui nous manque par son obsession attachée à l’absence de toute mention communicative….Encore moins promotionnelle…

Pandémie poétique rive gauche, texte dédié à Alain Breton

Ce texte est dédié à mon ami généreux et infatigable manufacturier de Poésie de langue française dans son antre du 23 rue Racine à Odéon, Paris, rive gauche, Alain BRETON.

Vous n’avez aucune idée de ceux qui rôdent la nuit en croyant que c’est le jour vous n’avez pas l’idée fixe qui vous stopperait net désolés lamentables face aux murs des fusillés fédérés. Non, la Commune de Paris n’est pas encore achevée.
Vous n’avez pas idée du curriculum vitae que porte en lui chaque poète
Vous ne savez même pas que partout dans les mansardes exiguës isolées d’amiante vous êtes encerclés de débiteurs convaincus de formules incantatoires aux idées formelles et inséparables de la cruauté sans morale ni moralité*.

Vous êtes désormais juges et prévenus a la fois dans une pandémie d’imagination autour de vos préjugés qui n’a de cesse de s’élever contre le temps et d’affirmer l’expansion de la durée avec ou sans la norme ISO LSD 25.

Le temps pour vous c’est l’argent votre magot bien à l’aise dans vos coffres paresseux mais devenus inconfortables
Pour le poète c’est une émotion qui ne se confesse pas les poètes sont autant de pas perdus dans leurs seuls labyrinthes noyés par leurs sphinges immobiles découverts en Orient.

Il reste encore du temps a consumer inouïe scélérate procession des horloges je me demande s’il est encore une forme délicate d’expression dans la vie la plus quotidienne de l’aube à l’aube de l’aurore a la trotteuse de ma montre abolie soudainement effacée par le poids de sa propre satyre.

Toute forme de consommation est une perte de soi comme toute forme d’égoïsme.

Voilà venu le temps où les victimes des cadrans solaires de jour comme de nuit doivent allonger le bras pour distinguer leurs bourreaux et les faire châtier par le brasier et les bûchers empruntés sans usure aux cris de toutes les hérésies modernes.

*Ce texte étant une œuvre de fiction, il va sans dire que toute expression pouvant relever d’une atteinte contre l’intérêt public et la morale ne sont qu’un jeu de plaisantins fantômes. Ainsi ils n’ont de cours que dans l’imaginaire et sans conséquences sur les spéculations de l’économie et du bon fonctionnement de la société.

©Guillaume HOOGVELD #2019 pour le texte
©Didier GOESSENS #2019 pour la peinture

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