Guillaume Hoogveld / Simulacre ou Simulation

Où est la serrure de mes sécurité un comprimé de codéine puis j’imagine une bouffée d’éther c’est la dernière fois que je désespère à la mine de plomb j’ai eu peur tout à coup d’une contrefaçon un simulacre ou une simulation j’ai un doute sur l’orthographe de la raison le temps d’action de la science est balayé par l’imaginaire qui n’est plus qu’un refuge ou un besoin d’oxygène il faut marcher jusque sur les passants sans dignité tant qu’ils ont peur d’être désincarnés d’avoir perdu leurs particules achetées aux enchères au prix fort en baillant mal sur eBay tout est vanité même surtout la santé je refermerai jusqu’à mon dernier souffle le feu qui a fait de moi un halluciné du réel

 

#GuillaumeHoogveld pour le texte©

#JulienMerieau pour l’image©

©2023

Valsez les consciences

Comme quelqu’un qui prendrait ses dispositions
Qui échouerait la main mise à sac sur le damier des fous
La nef et le transept fleurissant d’affabulations saisissantes

Comme quelqu’un qui miserait tout jusqu’au cou

Je suis posé là j’ai pris mes dispositions mes phares mes balises émerveillant la violence

Refermant ses degrés la mesure des théorèmes vertueux des jours entiers à consommer ma peur de passer pour un traitre un félon béni comme Judas

L’éclat des jours totalité du teint trahissant le mercure avoir 42 ans déjà et avec souci grincement de dents décliner l’offre d’être plus jeune et plus barbare encore

Avec l’identité tierce de sa personne un avatar contre une facilité de paiement pour nous rappeler ne pas nous faire oublier la dette qu’on se doit de porter envers le ratafia des organisations bancaires

Juste avant d’agir un homme s’interroge au moment où il voit sa conscience vaciller
Où il bat le pavé ce sol ce bitume qui lui tient tête encerclé par sa propre flatterie ceux à qui il communique avec connivence

Sans-culotte la république c’est moi !
Être élu du peuple parles-tu d’une formalité ou d’ un sésame magique à moitié mur pour le désordre  la discorde
Dispositifs de TNT permettant aux hommes de ne pas perdre pied de rester dans l’intensité
De ne pas revêtir le manteau d’hiver
Parce qu’il n’y a pas de confort
Pas de saison pour ça n’est-ce pas
Même en hiver
Parce que tout prête a sourire
En ce qui vous concerne
De mon côté j’ai déjà renseigné le formulaire sans majoration
Bien à l’heure Cerfa si vous me suivez

Et ainsi font font se font vêtir ceux qui n’ont point d’imaginaire
Ceux-là que sans montrer du doigt je crois terroristes

Terroristes de l’Esprit scribouillards de la syntaxe barbouilleurs de la grammaire
Ceux qui n’ont plus que le virtuel pour se mettre à table
Le jeu vidéo dégoulinant de pixels
Qui ont troqué leur imaginaire pour une disposition funeste
Je ne me crois pas plus malin qu’eux mais je suis plus solidaire avec les eaux et la terre, le ciel et le feu
Avec les points cardinaux et la boussole en laiton accroché à la masse de la terre

Avec les blasons de mes origines mes signes héraldiques teintés sur ma vitrine
Comme ce manteau d’hiver qui n’aurait plus de saison

Y a-t-il déjà eu une valse des saisons un changement de cap un krach financier ou de science chimique plus fort encore qu’aujourd’hui ?

Nous y sommes. Génération verre pilé. Verre effacé.
Une bande dessinée dans une gare affectée

Chaque jour n’en finit pas de se révéler
Nous contemplons en temps réel nos fins du monde avec le caviar des dimanches et leurs cocktails en bandoulière ignorés dans les plates exclamations qui s’expriment hors-série en écartant de nous le prix à payer pour nos jours de veille

Nous payons pour nos tempos diurnes
En sortant de sa masse apprêtée

Voila ce qui prête a confusion et donc
À révélation.

Nous voilà responsables désormais d’un monde qui nous guette.

 

 

©Guillaume HOOGVELD #2018 pour le texte
©Yoric SAILLARD #2018 pour la photographie

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