
©Guillaume Hoogveld, © »Erreur sur la brise », @2005
Illustration de ©Charlotte Hamel, @Août 2022
Notre société est basée sur le secret

©Guillaume Hoogveld, © »Erreur sur la brise », @2005
Illustration de ©Charlotte Hamel, @Août 2022


© »Erreur sur la brise », Éditions Librairie-Galerie Racine, Paris 2005
Couverture BLANK©
Lithographies rehaussées à l’aquarelle d’Anton Larbie©
Illustration originale du Serpent de la Brise de ©Charlotte HAMEL, @2022.
Pour mon Alter-Ami, William
Pour notre Amitié féconde
J’ai toute ma santé malgré le fracas… Je sens le vide à une heure dépassée, détruite, chaque seconde millimétrée et puis je retourne ma veste j’embrasse une femme, avez-vous eu le temps de me parler ??? Avez-vous eu le temps instantané votre café est servi, l’avion rate son suicide et je lui envie cette possibilité.
Je m’appelle Antonin Artaud.
Jacques Vaché
Jacques Rigaut
Drieu la Rochelle
Arthur Rimbaud évidemment
Ce sale con est de ma race
Celle du supplice de Lautréamont
Cet infréquenté est de ma race
Mon appellation est celle qu’on donne à l’argent, le nom qu’on ne prête qu’aux riches, le nom du dernier repas, la Cène inachevée
Ni Dieu, ni Bach, ni Nietzsche
Je m’y prends mal avec la bouffonnerie du monde
J’aimerais te serrer fort contre moi une fois deux fois un millier de fois
Te retrouver encore et toujours au même endroit
Croiser et quadriller nos différents états
Tous les jours rater sa vocation.
Tous les jours possédé
Par le fatum frôlant le précipice
L’inéluctable chemin
Nous sommes voulus disaient les païens, n’est-ce-pas sage Lucien ?
Personne sinon les cordes vocales de la Mort.
Tomber si vite dans le désordre de la Nuit.
Guillaume HOOGVELD 2010© Re-post #2012, pour texte et autoportrait.

A bout je t’écris. Juste avant. Des étincelles frappent sur mon front. Il bruine. L’automne déjà. Quel jour sommes-nous. L’année dernière, j’avais des dents. Mes gencives poussent. Cerceaux autour de la lune. Le soleil est oisif. J’aimerais te demander quel âge tu as. Nous sommes mariés depuis ce matin. Je teins mes ténèbres en bleu. Déserte ton travail, tes amis. Prie. Oublie-toi. Imagine que tu n’as pas seulement existé. Aie un orgasme. Chante sous la grêle. Aime des gamines. N’aie pas d’enfants. Souviens-toi. Regarde tes géniteurs copuler. Fais des additions. Pile, tu meurs. Face, tu perds. Reviens 10 ans auparavant. Prends à droite après le feu. Grille-les. Mets du vinaigre. Pose-moi l’unique question. Lâche du lest. Crie au scandale. Après tout. Dissémine des pensées vierges. Abats un passant. Sois probable. Prends une balle dans l’aorte. Sectionne ton poumon gauche. Devine-toi. Sois foutue autant que tu aimes la vie. Envie le Christ. Cercle-toi de ronces. Invente ta langue. Recueille les fruits de ton hasard. Mange des laitues. Extrais du cristal. Derrière la rocade tourne à gauche. A mon retour je t’attendrai. Je t’aurai mal aimé. Mais quand même.
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©Guillaume HOOGVELD #2005 pour le texte
©Guillaume HOOGVELD #2013 pour la photographie
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Charlotte HAMEL Droits réservés©
Je ne te suis plus ! En vain, je tente même de ne plus te chercher. Tu m’as laissé venir, la trappe grande ouverte, et je me suis entrebâillé, sur ce. Sur cette étendue d’inconnu, de failles, de bouches féminines partout.
Tous les jours nous avons perdu la mémoire. Les signaux du petit Poucet ou du petit Prince sont perdus. Après le désastre de la nuit, je ne sais plus si respirer est plus naturel que penser. Je ne sais plus si cette rencontre a eu lieu, si j’écris avec de l’eau comme je pense avec l’alcool,
quand j’aurai donné assez : assez : quand j’aurai liquidé la faille incestueuse, alors, quand nous serons les deux êtres les plus lointains, les plus étrangers, les plus absents, alors, j’ose penser :
Guillaume HOOGVELD 1996 ©
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