Pixel Personne

 

 

Pour Andy Warhol, le vecteur visionnaire,

Comme ils ont l’air d’être quelqu’un les petits troncs les lévriers allemands
Les troncs cathodiques les formatés de la face
Moi je les embarasse je joue à ma nouvelle star

Comme ils ont peur de mourir du Covid
Comme ils ont l’air d’y croire
Comme ils ont l’air de se perdre
De déborder
De virer de bord
De passer du coq à la lie de vin
Un vin chaud qu’on donnerait aux prisonniers de la der des ders c’est promis
Celle pour qui on se battra pour un jeton de bitcoin

On se mettra à bouffer dans le décor
On se mettra instantanément en pause ou en arrêt sur image

Aux arrêts de jeu tout prendra forme
Le but et langage d’acier trempé ressemblera à une colonie de vacances ou un centre aéré a l’ozone
Parfumé a l’eau de Cologne de RDA

On ne se battra plus pour une cause ni pour des frontières ni pour un drapeau mais pour tester sa résistance à la terreur numérique

On se battra pour rester anonyme pour acheter le droit de n’être personne d’être inconnu face à la spoliation des pixels

On aura la tremblote sur sa propre scène.

 

© Illlustration : The Monk by The Sea 1808 Artiste: Caspar David Friedrich

© Texte de Guillaume Hoogveld

Fragment du cyberespace

 » Selon des estimations prudentes, plus de 4 000 000 000  de gens autour du monde téléchargent de la musique, des films, des émissions télé, des jeux vidéo. La musique, à elle seule, comptabilise plus de 3 milliard de téléchargements par semaine, pourtant la plupart des gens qui s’échangent les fichiers n’ont aucune idée de leur provenance. Ils ignorent qu’il existe un monde, une infrastructure massive et globale dont la raison d’être est d’acquérir et de disséminer de nouveaux contenus. Au sommet de cette machine, il existe un endroit où tous ces fichiers qui se propagent à travers le monde trouvent leur origine. C’est un endroit où des accords sont conclus, où les identités et les accès sont jalousement gardés et où une élite de technocrates exerce le contrôle en silence. La population se contente de petits jobs et de minimas sociaux hasardeux avec lesquelles elle tente de survivre.  »

Tracé idiomatique sur le cyberespace, anonyme, inspiré de William Gibson, traduction de Bill Ashtray

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