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    Étiquette : Julie Mérieau

    Alain DUAULT / Où vont nos nuit perdues

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    J’aurais tant voulu partager son visage tant

    Porter son regard et ses seins à ce sanglot

    Tant m’y couler l’orage J’aurais comme

    Un grand navire enfoui su lire ses hantises

    Ses pentes ses massacres Vigie j’aurais vu

    Ses yeux si navrés sa folie j’aurais  écrit su

    Écrire le chant de cette veine bleue au verso

    De la gorge j’aurais tout écouté tout lu et tu

    Sais quoi j’aurais vous le savez tout cherché

    Tout rayé arraché j’aurais jusqu’à tué tutoyé

    Écoute

    ©GALLIMARD, 2002 pour le texte
    ©Julien Mérieau pour la composition photographique

    23 septembre 2022

    Julien Mérieau / Le journal des tromperies Janvier 2022

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    Extrait du Journal des Tromperies

    Comment est-il possible qu’au milieu de ces femmes et ces jeunes femmes par millions il n’y en n’ait pas une seule pour toi, ni une ni la moitié d’une, pas même l’ombre d’une possibilité, d’un chemin qui mènerait vers l’une d’elles. Il n’y a que la rue, les magasins, les parcs déserts, les soirées concert où rien ne se dessine, après lesquelles tu reviens chez toi, hanté uniquement par les mémoires. C’est idiot et sans appel mais il n’y a pas d’amour sans rencontre et pas de vie heureuse sans amour. Il faut ajouter à cela les rares rencontres qui ne donnent rien, les infructueuses, les sans éros : le peu encore capable de se produire ce sont des voies sans issue. Évidemment ton désir complique tout car tu es abonné à une certaine famille de visages et de corps desquels tu ne peux sortir. Tu trouves souvent l’un sans l’autre, exemplaires dépareillés et incapable de t’en satisfaire, dans les cas infiniment rares où l’ombre d’une possibilité s’y est attachée.

    La rencontre est soumise à des contingences matérielles, qui plus est hasardeuses, il s’agit donc de les provoquer ou encore, de ne jamais en manquer une seule. Sortir le plus souvent possible, répondre oui à tout, piétiner, attendre, espérer tout en restant léger, se rendre visible et disponible en toute occasion : un enfer. Dehors, tu multiplies les cafés : une femme vaut bien un café non ? Seulement, de ces haltes infructueuses, tu ressors hébété et plus seul que jamais, à cette différence que tu es rempli de café. Encore heureux que ce ne soit pas de la vodka sans quoi s’en serait déjà terminé de tes espérances, encore que : tu t’imagines très bien titubant entre les tables, le discours déplombé et hors de tout propos, tombant directement dans les bras de la seule femme qui saurait te comprendre, prendre charge ces blessures, en échange de ton excellence, de la promesse d’un amour inconditionnel – bien que que cette assurance soit aujourd’hui totalement tombée en désuétude.

    En tous cas, un bête examen rationnel ayant comme sujet les moyens de s’affranchir d’une vie solitaire montre en théorie une infinité d’affinités possibles et fantastiques, autant que l’impossibilité matérielle et structurelle de faire en sorte que ces lignes se croisent un jour. Tu t’étonnes presque que l’État ne se soit jamais penché sur ces questions. Ne parlons pas des rigueurs et frustrations sexuelles : une pandémie probablement planétaire, avec son catalogue de crimes et de déboires en tout genre, allant de la maladie au suicide et du suicide aux actes d’une moralité douteuse, à faire reculer tout velléité d’humanisme pragmatique, c’est à dire aussi bien que de « paix sociale ». Au sein de cette chaine tragique, les vampires et les malfaisants creusent leur nid en exploitant les misères, de part et d’autres et de toutes les façons possibles : signe et symptôme à quoi l’on reconnait l’évidence du tragique amoureux mais encore, l’impossibilité pour les masses de s’entendre et se forger une conduite sexuelle libre et respectueuse.

    Hier soir, tu n’as pas trouvé le courage de sortir, alors que d’après tes calculs savants en cette occasion les possibilités étaient à la hausse. Tu t’en est voulu et la soirée casanière en a été gâchée. Il se peut que ton « amoureuse » t’ait recherché là bas, espéré autant que tu l’espères toi-même mais tu n’y étais pas et tu ne sauras jamais. A ta décharge, la seule idée de boire t’écœurait à l’avance et si tu ne bois pas, pour accompagner ces réjouissances, ne serait-ce que raisonnablement, tu t’ennuies ou bien tu restes cantonné à la contemplation. De toutes façon, cette émotion sans emploi, ce désir constamment refoulé et brimé a besoin de l’alcool. Ne parlons pas des jalousies et des tromperies : une vie de débauche et de contentements narcissiques ne suffirait pas à les effacer ni à les contenir. La structure de ta psyché, la construction de ta personne en sont définitivement abîmés, pliés comme du métal.

    Au supermarché où l’on t’envoie faire des courses, tu as oublié la liste mais tu te félicites d’avoir pratiquement tout retenu, voire absolument tout. Mais dans ce quartier exotique le pare-terre de jeunes femmes diffère largement de celui auquel ta situation est habitué, par la force des choses. Cela saute aux yeux, sans même qu’il soi besoin d’y porter une attention particulière. Or, au beau milieu du vertige fruits et légumes dont tu ignores la cartographie et tout occupé à ta mission tu aperçois une jeune femme « parfaite » et aussi occupée que toi, sensiblement à la même tâche, d’ailleurs suivie de très près par une tête chercheuse assidue, probablement aussi aimantée que toi, au point qu’il te semble que ces deux là vont de pair. L’ennui est qu’en plus du choc habituel et du désespoir qui s’en suit immédiatement, la liste de courses que tu avais en tête s’efface instantanément. C’est la panique, et désormais au radar que tu devras remplir ta mission, avec des trajets incohérents dans les rayonnages dont tu ne perçois plus que les couleurs, comme si tout sens, toute raison s’était immédiatement vidés. A la fin, aux caisses, tu ressors sur les coudes, en rampant, ainsi qu’au cours d’une scène de guerre – avant de rentrer chez toi, les mains glacées sur le guidon du vélo.

    ©Julien Mérieau ©2022 pour le texte et la photographie
    #JulieMerieau FB
    Radio Mulot aka France Museau / Stream URL :
    Description : http://fieldmice.free.fr/mulot2.htm
    Souscription : https://radiomulot.bandcamp.com
    17 janvier 2022

    Limitations d’ivresses

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    À Mahé

    La folle aventure des pas perdus décide de mon avenir

    J’ai le destin au bout de ma lyre

    Crapahuté, rejeté en fond de cale j’aperçois une lame

    Et son reflet me mime l’espoir des possibles

    Messager des ombres j’agis comme une nuit enceinte

    D’une lune maladroite et d’un soleil fiévreux

    Assez d’être messager, poète du saisi et de l’instantané

    Photographe du phantasme de la mort sur scène

    Je suis dénudé par les maux, et encore, quels mots

    Et comment les soumettre, les mettre à terre, les mettre

    Plus bas qu’on peut taire le langage

    Comme on programme un autodafé

    Et je mets au monde

    La face blonde

    De Nico qui fait sa ronde

    Jim Morrison à l’heure d’été

    J’ai une trousse à pharmacie et une ouverture de fable

    J’ai essayé toutes les situations qui étaient sous la table

    Le goût de déjà vu déjà vécu qui vient ici si affable

    Je m’appelle Eternité j’ai le goût d’un vrai Champagne

    Semblant d’oubli dans les bulles sacrées

    Je ne m’arrête plus, pas de terminus

    Je ne m’arrête plus j’ai tous les âges Je suis une addition probable

    Conscience qui l’est de tout je survole les péripéties neuronales

     

    V1 Flash 2007 V2 Limitation d’Ivresses  ©Guillaume HOOGVELD 2010
    ©Julien Mérieau pour l’iconographie

    26 novembre 2010

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