Le cri était presque parfait

Je n’ai pas mon

CRI

à dire

à perforer l’avenir

Mon cri à moi tout seul

Sachant libérer le ciel de son lourd potentiel

À peine possible

mais tout de même probable

À peine enviable

mais soudainement

PLAUSIBLE

Je recule devant ce qui touche au Visible_

Guillaume HOOGVELD 2013 Droits réservés©

Guillaume par Thomas SCHLESSER

Guillaume

La fièvre coulée dans l’intaille
Et un mot-clef en suspens
Dans le vide des serrures

Une agonie à porter de main
Tu succombes à l’apnée des fictions
Au devant des solitudes, les méridiens t’appellent et tu réponds par la peur
Les ascèses corrompent ta voix

Les harmoniques s’éclipsent quand tu dénatures les pertes
Tes yeux s’accordent bien aux volutes des cancers

Les passants t’effraient comme une procession d’ombres grises

Des ébauches de femme et la rue qui les draine
Tes lignes incisent leur fuite

Les mots aussi sont l’armée désaxée des visages

THOMAS SCHLESSER 2007 ©

Le parti pris du feu

Pour les Drs Michel HAMON et Yves EDEL

Picture by CYNEYE© CYNEYE Droits réservés©

Le parti pris du fou

Ne relève pas de mon délire

Laisse-moi donc un peu

De cerveau disponible

Vite ! Il faut que je consomme au pluriel

Pour achever mes bonnes résolutions

Me jeter dans la solution

La peur d’être atteint                       touché

De douter de tout sans philosophie où s’appuyer

De système où s’articuler

Un libre court-circuit dans l’encéphale

L’heure d’ouvrir la vie comme une huitre

Autant de vérités

A séparer de leurs matrices

Je dévore ton éternel

Je ne bouge plus de cette possibilité

Ouverte au ciel

Qui demande

Qui interroge

Et quand parcourir le jardin aux mille délices

Enterrer nos haches

De guerre sur air sur mer dans les airs

Races de l’amer

Tais-toi ne dis rien qui soit contraire

Au probable du Bien

Si fragile lentement tranquille

Une peur qui résonnerait jusque dans le point T comme tympan

Otite de vérité

Lumière totale tout se détache

Au fort et à mesure

La lointaine inconnue

La présente déconvenue

Et puis face à moi

Diagonale surplombant l’axe du mal

Impossible à isoler

Pesanteur et poids du monde

Qui se cherche qui se cache

Le temps de tourner la page

Oublier son âge

Et in fine de rajeunir n’en plus finir

A point nommé

Dans l’expérience de ma frayeur

Une ville qui se découd

Lentement qui se dissout

Le corps en question

En chef d’accusation

D’avoir trop enduré

D’avoir trop croisé le fer avec le miroir

Jamais partir me disais-je

En bouclant mon premier paysage

Pour un second voyage

Pour un autre bagage

Sans la servitude d’être Soi

De se prononcer sur la loi

Au réveil où tout se joue

Toujours plus fort

Mis au monde mis à mal

Criant famine au féminin

Que le monde n’est pas ici pour entendre

Novembre ou décembre

C’est la même saison

Des rendez-vous manqués

Qui s’étendent dans l’horizontalité

Guillaume HOOGVELD Droits réservés 211112©

Enfants & Figurants

A la Mémoire de Marcel Proust

5956025

 

La Vérité sort toujours des mécréants, qui hantent leurs peines, restés accrochés dans le seul viatique qui nous a fait longtemps signe.

Nous ne pouvons plus nous accomplir comme des enfants. Assis sur nous mêmes, seulement figurants,  nous réfléchissons la mémoire, qui devant nous, s’accomplit encore

Et nous seconde.

 

Bill ASHTRAY 2012©

Cet Absent qui fait défaut

GUI-absent
Guillaume HOOGVELD Droits réservés©

Je perds le sens inné d’être soi-même

Semblant d’y croire

Semblant d’y être

A jamais exaucé indéfini inachevé

A jamais prononcé par un corps qui me dévore

A jamais Jadis l’autre extrême de moi-même

Traquant le lien dans l’indifférence

Mon début et ma fin

Un voyage dans les lieux du temps

Où j’ai failli par essence

Menti par absence

Oui

Guillaume HOOGVELD 2012©

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