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Le parti pris du feu
Pour les Drs Michel HAMON et Yves EDEL
Le parti pris du fou
Ne relève pas de mon délire
Laisse-moi donc un peu
De cerveau disponible
Vite ! Il faut que je consomme au pluriel
Pour achever mes bonnes résolutions
Me jeter dans la solution
La peur d’être atteint touché
De douter de tout sans philosophie où s’appuyer
De système où s’articuler
Un libre court-circuit dans l’encéphale
L’heure d’ouvrir la vie comme une huitre
Autant de vérités
A séparer de leurs matrices
Je dévore ton éternel
Je ne bouge plus de cette possibilité
Ouverte au ciel
Qui demande
Qui interroge
Et quand parcourir le jardin aux mille délices
Enterrer nos haches
De guerre sur air sur mer dans les airs
Races de l’amer
Tais-toi ne dis rien qui soit contraire
Au probable du Bien
Si fragile lentement tranquille
Une peur qui résonnerait jusque dans le point T comme tympan
Otite de vérité
Lumière totale tout se détache
Au fort et à mesure
La lointaine inconnue
La présente déconvenue
Et puis face à moi
Diagonale surplombant l’axe du mal
Impossible à isoler
Pesanteur et poids du monde
Qui se cherche qui se cache
Le temps de tourner la page
Oublier son âge
Et in fine de rajeunir n’en plus finir
A point nommé
Dans l’expérience de ma frayeur
Une ville qui se découd
Lentement qui se dissout
Le corps en question
En chef d’accusation
D’avoir trop enduré
D’avoir trop croisé le fer avec le miroir
Jamais partir me disais-je
En bouclant mon premier paysage
Pour un second voyage
Pour un autre bagage
Sans la servitude d’être Soi
De se prononcer sur la loi
Au réveil où tout se joue
Toujours plus fort
Mis au monde mis à mal
Criant famine au féminin
Que le monde n’est pas ici pour entendre
Novembre ou décembre
C’est la même saison
Des rendez-vous manqués
Qui s’étendent dans l’horizontalité
Guillaume HOOGVELD Droits réservés 211112©
Délit de tristesse
Pour le Pr Michel Hamon
Qui sait faire sourire l’encéphale…

État de chose
État de fait
Ton nom est comme la rose
En moi tu te défais
États de fait
les lieux gravitent
je m’appelle tristesse adieux tristesse
si j’osais !
à la mémoire zébrée
En moi tu te défais
Les natures mortes se greffent aux portes
Échangerl’ivraie pour de l’ivresse
Et se passer d’un sou-pire d’une larme
Activité timide dans le système nerveux central
Je pensais encor prendre le vent me saouler au mistral
Quel chimie incongrue me retient sur place
quelle molécule de liesse pourrait encore
ce vieux rêve de nos alors me redonner un permanent
Encor
Un petit rebond
Un supplément d’âme ou même un de ses miroirs cachés ?
