Écrire contre Soi

 

Pour mon Alter-Ami, William
Pour notre Amitié féconde

J’ai toute ma santé malgré le fracas… Je sens le vide à une heure dépassée, détruite, chaque seconde millimétrée et puis je retourne ma veste j’embrasse une femme, avez-vous eu le temps de me parler ??? Avez-vous eu le temps instantané votre café est servi, l’avion rate son suicide et je lui envie cette possibilité.

Je m’appelle Antonin Artaud.

Jacques Vaché

Jacques Rigaut

Drieu la Rochelle

Arthur Rimbaud évidemment

Ce sale con est de ma race

Celle du supplice de Lautréamont

Cet infréquenté est de ma race

Mon appellation est celle qu’on donne à l’argent, le nom qu’on ne prête qu’aux riches, le nom du dernier repas, la Cène inachevée

Ni Dieu, ni Bach, ni Nietzsche

Je m’y prends mal avec la bouffonnerie du monde

J’aimerais te serrer fort contre moi une fois deux fois un millier de fois

Te retrouver encore et toujours au même endroit

Croiser et quadriller nos différents états

Tous les jours rater sa vocation.

Tous les jours possédé

Par le fatum frôlant le précipice

L’inéluctable chemin

Nous sommes voulus disaient les païens, n’est-ce-pas sage Lucien ?

Personne sinon les cordes vocales de la Mort.

Tomber si vite dans le désordre de la Nuit.

 

 

Guillaume HOOGVELD 2010© Re-post #2012, pour texte et autoportrait.

Anton LARBIE

CLIQUEZ tout-dessous pour accéder aux essences larbiennes, une frénésie du risque…
SINUOSITÉS SILLONS SILLAGES
 
 
 
ŒUVRES originales et UNIQUES sur papier de Navarre, rehaussées à l’aquarelle par l’Artiste dont voici la dernière présentation qu’on pouvait lire de lui dans une salle des ventes Milanaise cet été.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

« Anton Larbie, né à peine en 1965 au Soudan, de mère polonaise et de père marocain, « citoyen transversal » comme il aime à se présenter, et autodidacte sauvage », a choisi la langue française pour s’installer. Il est peintre, illustrateur, maquettiste, dessinateur. Il privilégie les petits formats et les oeuvres sur papier. Il a collaboré avec de nombreux poètes. Célibataire et insaisissable, y compris pour lui-même, lorsque la bougeotte le prend, il se partage entre ses différents pays d’élection et « d’insoupçonnables cagibis ». Son oeuvre s’articule autour de deux concepts obsessionnels, qu’il affiche comme étant ses totems, Les Basses oeuvres et Le Labyrinthe et son muscle. »

Anton Larbie ©

Titres, de gauche à droite, des oeuvres larbiennes :
1 Dieux gaspilleurs
2 et 3 (pourquoi avoir doublé ainsi quelques images?) Labyrinthe et son muscle
4 et 5 Seulement Touaregs
6 et 7 Facettes du Grand Danger
8 Prélude de l’incroyable
9 Cosmos riquiqui
10 Aboi à  la lune
11 Animal-machine
12 Masque nègre
13 Jungle
14 Nectar des assassins
15 Rhapsodie I
16 Hommage à Tapiès
17 Mers voyoues
18 Les convives de l’au-delà
19 Maldoror I
20 Robe-Cobra
21 Blancheur secrète du jour
22 Hommage à Artaud
23 Pseudonyme de l’extrême I
24 Plongeon en couple
25 Oasis I
26 Sérum des îles
27 Pseudonyme de l’extrême II
28 Pseudonyme de l’extrême III

Collection P.A.A.©

Pour tout renseignement

contacter postmaster@guillaumehoogveld.net

ou l’artiste lui-même à larbie@guillaumehoogveld.net

Limitations d’ivresses

À Mahé

La folle aventure des pas perdus décide de mon avenir

J’ai le destin au bout de ma lyre

Crapahuté, rejeté en fond de cale j’aperçois une lame

Et son reflet me mime l’espoir des possibles

Messager des ombres j’agis comme une nuit enceinte

D’une lune maladroite et d’un soleil fiévreux

Assez d’être messager, poète du saisi et de l’instantané

Photographe du phantasme de la mort sur scène

Je suis dénudé par les maux, et encore, quels mots

Et comment les soumettre, les mettre à terre, les mettre

Plus bas qu’on peut taire le langage

Comme on programme un autodafé

Et je mets au monde

La face blonde

De Nico qui fait sa ronde

Jim Morrison à l’heure d’été

J’ai une trousse à pharmacie et une ouverture de fable

J’ai essayé toutes les situations qui étaient sous la table

Le goût de déjà vu déjà vécu qui vient ici si affable

Je m’appelle Eternité j’ai le goût d’un vrai Champagne

Semblant d’oubli dans les bulles sacrées

Je ne m’arrête plus, pas de terminus

Je ne m’arrête plus j’ai tous les âges Je suis une addition probable

Conscience qui l’est de tout je survole les péripéties neuronales

 

V1 Flash 2007 V2 Limitation d’Ivresses  ©Guillaume HOOGVELD 2010
©Julien Mérieau pour l’iconographie

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