Crash texte

rails

Curseur sur moniteur LED

Virtuelles associations

Virtuelles représentations

Un sens peut en cacher un autre

Un train peut en démolir un autre

Pendant son sommeil

Son éveil de nuit

Sa traçabilité sauvage

Pendant que le réel est dépassé par le virtuel

La matrice est dès lors plus impérieuse que tout

Mainmise sur la matière

Au bout des échelles notre vieille Terre

Changement de paradigmes

Il va falloir bien choisir

Son entrée en matière

©Guillaume HOOGVELD 2013@2015

Disparition

 

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Je ne suis que

DISPARITION(S)

Absences                                           Fragrances

 

Faisceaux sur le tableau

Ouverts sur une lueur

Inquisition avant l’heure

Sarment de vigne qui ne se transformera pas en Alcool

 

Nous n’attendrons plus l’ombre pour obtenir le désert

Il faut du temps pour courir l’expérience

Du temps pour boucler les hypothèses.

Mon état de choc commence avec le Réel

Dès le réveil où tout m’aveugle

Mon état de scission comme à tes cils murés    découverts dernière révélation

 

Mon état de veille finit à la charge d’un canon

 

Nous n’aurons plus besoin de prophètes pour saisir les situations

Quitter le Mythe pour embrasser l’Histoire

 

In fine,

Le temps qu’il fait en pleine fiction.

 

 

 

Guillaume HOOGVELD INEDIT@2014 Droits réservés©

André Breton / Nadja

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À Julien Mérieau,

Nantes : peut-être avec Paris la seule ville de France où j’ai l’impression que peut m’arriver quelque chose qui en vaut la peine, où certains regards brûlent pour eux-mêmes de trop de feux, où pour moi la cadence de la vie n’est pas la même qu’ailleurs (…)
où un esprit d’aventure au-delà de toutes les aventures habite encore certains êtres, Nantes, d’où peuvent encore me venir des amis, Nantes où j’ai aimé un parc : le parc de Procé.

J’ai pris, du premier au dernier jour, Nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l’air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s’attacher, mais qu’il ne saurait être question de se soumettre… J’ai vu ses yeux de fougère s’ouvrir le matin sur un monde où les battements d’ailes de l’espoir immense se distinguent à peine des autres bruits qui sont ceux de la terreur et, sur ce monde, je n’avais vu encore que des yeux se fermer.

©ANDRÉ BRETON NADJA

Guillaume pour William Ashtray #1

 

Guillaume si tu t’appelles encore Guillaume
Si tu existes encore Guillaume, ne te fais plus jamais dicter ta vie par quelqu’un

Quelqu’un – les autres sont des fantômes –

Sauve ta peau

Tes parents sont morts à toi-même sans le savoir sans le vouloir – tu pardonnes –

Tu n’as jamais cessé de t’excuser d’être au monde

Tu n’as jamais cessé de te justifier d’exister toujours encore

Tu n’as cessé de croire que quelqu’un viendrait te sauver

Tu n’as cessé de croire que le monde serait plus juste

Que tes mots se répercuteraient sur la sensation des hommes

Tu as souvent cru que le mal n’était qu’un mauvais présage

Ou un signe de passage

Tu n’as lu que des écrivains maudits des écrivains de minuit pour trouver à l’envers

Une place au chaud à l’endroit

Dans le cœur des autres

Loin de l’exil de tes sensations froides

 

Tu as osé croire qu’avec des beaux vers

Le monde serait à toi

Que tu pourrais le fuir t’en dispenser

Sans être un saint un prince ni un roi

Ou pas tout à fait

 

Tu as cru enfin que même les illusions avaient un sens

Avec ou sans toi mais davantage avec

 

Tu as cru bon d’offrir ton cœur et ta musique à la multitude

Créant ainsi le désordre par un va-et-vient discontinu d’explosif émotionnel

Dont la seule portée infinie était la loi des hommes

L’insulte le silence ou l’indifférence

L’amour à jamais dans une salle d’attente

 

Tes ACTES enfin tu aurais voulu

Les muer en Destin

Sans les laisser t’évanouir

Avant que tombe la mort sous les paupières de tes rêves

Accentuée par le regret

Démise par le secret

 

Nous ne rêverons plus jamais

Nous serons condamnés à la Réalité

Voilà ce qu’il restera de toi

Sans le moindre doute

 

Guillaume Hoogveld© pour le texte

Florence Grès© pour la photo

 

Zeste de SAHEL

Je quitte toute urbanité pour renouer

Avec un zeste de SAHEL

Séjour sous le sable

Sous les pavés affables

Qui peinent à revendiquer

Leur identité de pierre

Séjour sous le sable

Si do la sol fa mi ré do_SILENCE_RADIO_

Curseur remis à Zéro

Silence & fragrance du désert

L’innocence est soudainement

Poids & charge d’hier

Une charge qui me dessert

De vive voix

Empruntée

Tout va recommencer

REF ABSENTAP9

Guillaume HOOGVELD @2013 Droits réservés©

Joë Bousquet / L’ Une, l’Autre & l’Une ou l’Autre

L’UNE

Longtemps on l’aura prise pour une autre
Celle dont la parole sera pure invention étant la vie même
Elle entrera par son corps dans la douceur de contenir univers entier et sans que le temps s’éveille sans que l’espace frémisse
Une femme la folle de sa voix qui sera la lampe de tous les ruisseaux
Depuis longtemps ils auraient dû annoncer sa venue mais leur parole n’avait fait le tour que de leur voix de leurs yeux et la terre évoluait dans l’espace enveloppée l’un vent auquel le langage des hommes n’était pas intérieur
Je la regarde avec toute ma chair à chaque instant
Mes regards la chassaient de mon amour mes yeux de sel l’avaient ôtée de devant moi
Ombrine la reine et l’ennemie de la musique
Une belle en velours dont mes soupirs me séparent
Et la sœur de la mort qui me viendra de moi

L’AUTRE

Pur profil qui t’es glissé dans ce monde entre deux sourires toi le nom de ma douceur de ma violence
Dans ton regard le visage qui est le secret de ton visage
Quand je t’attends depuis toujours mon bel enfant aux yeux de femme
Qu’en toi j’espère avec tes mots et que toutes les paroles du monde sont contre nous
…Et d’autres lèvres comme une image du silence sous ces lèvres que tu as de la même chair que mon cœur de la même couleur que ce qu’on ne peut voir

Si je pouvais te faire mienne à force de te trouver belle et me livrer en toi à l’homme que je suis
Et me blesser en te frappant abolir quelque chose de moi que je ne peux tuer que dans l’enfant que j’aime
Un autre temps commencerait dans ces mots trop clairs pour être compris
Va demeure l’horreur du sommeil dans le songe cette peur de mes yeux de se fermer sur moi
J’apprends à te parler de tout ce qui me brise à te détruire au nom de tout ce qui me lie

L’UNE OU L’AUTRE

La lampe de la chambre à travers les vitres de la porte avait regardé tout le soir la triste lampe de tous les vents
Une voix voulait atteindre on ne sait quoi en elle-même et soudain hors de toutes paroles
Domine son amour comme s’il n’y avait autour d’elle qu’un ciel vivant où le moindre geste tirerait des larmes de tout
Mais où donc est l’espace qui lirait l’exil dans les larmes

Une eau chuchote La dernière parole raisonnable est pour dire qu’on a fait mourir la raison
S’ouvrant à travers toi un regard pénètre tes yeux déshabille ta chair de celui que tu es
Ta bouche dans la nuit blanche d’un sourire ta face tous les gages de ta pensée |
Visage descellé aux mains de tes secrets pluie d’argent où boire au silence

Un frère pâle à travers le bonheur regardait triste­ment la route du bonheur Ton cœur a pris toute sa peine ses yeux prendront toute sa vie
Qu’auras-tu fait toi qui voulus à ton innocence d’avant les jours ouvrir avec tes mains toute l’étendue du désir

In La Connaissance du Soir, NRF, Poésie/Gallimard, 1947.

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