Minuit L’heure du mime

Guillaume HOOGVELD Droits réservés©

Minuit

L’heure du mime à sonné

Il s’agit de conserver le silence

Récuser toute violence

Aucun son qui ne saurait sourire ne passera

La porte

Après mes pas

Aucun bruit jamais ne filtrera

Aucune terre à voir

Ni mer à boire

Aucun ciel à croire

Toutes certitudes

Toutes les assises

Sont à revoir

Réviser par le hasard

Une impossibilité en désarme une autre

Qui se présente

En détrousse une autre

Toujours plus intense

Formant un cercle avec l’existence

Qui s’en va d’envie désarmée tenace

Par la menace

Guillaume HOOGVELD Droits réservés 2012@2013©

Poursuite de l’horizon

Viens me voir

je t’apprendrai le sens du dérisoire

comment foutre à terre le désespoir

comment on en revient

le sein d’une femme dans ta bouche

familièrement atteint dans ta chair

 

lendemain et surlendemain

difficiles à visionner à exploiter à glisser sous ses plis

 

Lourd comme un signal continu

le plomb que tu as dans la bouche

Saturne qui se réveille

 

L’instant qui nous délivre

Il était temps d’avoir les Dieux comme compagnons

C’était un beau songe

Qui m’a dépassé

 

Guillaume HOOGVELD Droits réservés©

Le cri était presque parfait

Je n’ai pas mon

CRI

à dire

à perforer l’avenir

Mon cri à moi tout seul

Sachant libérer le ciel de son lourd potentiel

À peine possible

mais tout de même probable

À peine enviable

mais soudainement

PLAUSIBLE

Je recule devant ce qui touche au Visible_

Guillaume HOOGVELD 2013 Droits réservés©

Guillaume par Thomas SCHLESSER

Guillaume

La fièvre coulée dans l’intaille
Et un mot-clef en suspens
Dans le vide des serrures

Une agonie à porter de main
Tu succombes à l’apnée des fictions
Au devant des solitudes, les méridiens t’appellent et tu réponds par la peur
Les ascèses corrompent ta voix

Les harmoniques s’éclipsent quand tu dénatures les pertes
Tes yeux s’accordent bien aux volutes des cancers

Les passants t’effraient comme une procession d’ombres grises

Des ébauches de femme et la rue qui les draine
Tes lignes incisent leur fuite

Les mots aussi sont l’armée désaxée des visages

THOMAS SCHLESSER 2007 ©

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