Anton LARBIE

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SINUOSITÉS SILLONS SILLAGES
 
 
 
ŒUVRES originales et UNIQUES sur papier de Navarre, rehaussées à l’aquarelle par l’Artiste dont voici la dernière présentation qu’on pouvait lire de lui dans une salle des ventes Milanaise cet été.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

« Anton Larbie, né à peine en 1965 au Soudan, de mère polonaise et de père marocain, « citoyen transversal » comme il aime à se présenter, et autodidacte sauvage », a choisi la langue française pour s’installer. Il est peintre, illustrateur, maquettiste, dessinateur. Il privilégie les petits formats et les oeuvres sur papier. Il a collaboré avec de nombreux poètes. Célibataire et insaisissable, y compris pour lui-même, lorsque la bougeotte le prend, il se partage entre ses différents pays d’élection et « d’insoupçonnables cagibis ». Son oeuvre s’articule autour de deux concepts obsessionnels, qu’il affiche comme étant ses totems, Les Basses oeuvres et Le Labyrinthe et son muscle. »

Anton Larbie ©

Titres, de gauche à droite, des oeuvres larbiennes :
1 Dieux gaspilleurs
2 et 3 (pourquoi avoir doublé ainsi quelques images?) Labyrinthe et son muscle
4 et 5 Seulement Touaregs
6 et 7 Facettes du Grand Danger
8 Prélude de l’incroyable
9 Cosmos riquiqui
10 Aboi à  la lune
11 Animal-machine
12 Masque nègre
13 Jungle
14 Nectar des assassins
15 Rhapsodie I
16 Hommage à Tapiès
17 Mers voyoues
18 Les convives de l’au-delà
19 Maldoror I
20 Robe-Cobra
21 Blancheur secrète du jour
22 Hommage à Artaud
23 Pseudonyme de l’extrême I
24 Plongeon en couple
25 Oasis I
26 Sérum des îles
27 Pseudonyme de l’extrême II
28 Pseudonyme de l’extrême III

Collection P.A.A.©

Pour tout renseignement

contacter postmaster@guillaumehoogveld.net

ou l’artiste lui-même à larbie@guillaumehoogveld.net

Délit de tristesse

Pour le Pr Michel Hamon
Qui sait faire sourire l’encéphale…

État de chose
État de fait
Ton nom est comme la rose
En moi tu te défais
États de fait
les lieux gravitent
je m’appelle tristesse                     adieux tristesse
si j’osais !
à la mémoire zébrée
En moi tu te défais
Les natures mortes se greffent aux portes
Échangerl’ivraie pour de l’ivresse
Et se passer d’un sou-pire d’une larme
Activité timide dans le système nerveux central
Je pensais encor prendre le vent me saouler au mistral
Quel chimie incongrue me retient sur place
quelle molécule de liesse pourrait encore
ce vieux rêve de nos alors me redonner un permanent

Encor
Un petit rebond
Un supplément d’âme ou même un de ses miroirs cachés ?

Rue Latérale bus 175 octobre 93 Banlieue Ouest 9-2

 

Ils eux mais pas moi mot compte triple

Irréprochables avec l’accent aiguillé très aiguisé
sur la rue diagonale
percée à travers la rue Latérale dans le bus 175
caillassé au tarif syndical par les retardataires
vu le temps
qui se croyaient
de toute heure
arriver en déguisements de ski
la cuirasse totale amplifiée
la sueur du bus 175 en terminus de St Denis “fried chicken”
(En principe tout le monde descend  ndlr)
et moi je reste perché dans ce jour fixé d’octobre 93
Gris comme aujourd’hui
D’un gris le nouveau
est plus violent dans le sournois et sans mythe à habiter
sauf ceux que je me dois de mettre
Cartes sur table
Mot compte triple.

 

Guillaume HOOGVELD 2010 ©

Limitations d’ivresses

À Mahé

La folle aventure des pas perdus décide de mon avenir

J’ai le destin au bout de ma lyre

Crapahuté, rejeté en fond de cale j’aperçois une lame

Et son reflet me mime l’espoir des possibles

Messager des ombres j’agis comme une nuit enceinte

D’une lune maladroite et d’un soleil fiévreux

Assez d’être messager, poète du saisi et de l’instantané

Photographe du phantasme de la mort sur scène

Je suis dénudé par les maux, et encore, quels mots

Et comment les soumettre, les mettre à terre, les mettre

Plus bas qu’on peut taire le langage

Comme on programme un autodafé

Et je mets au monde

La face blonde

De Nico qui fait sa ronde

Jim Morrison à l’heure d’été

J’ai une trousse à pharmacie et une ouverture de fable

J’ai essayé toutes les situations qui étaient sous la table

Le goût de déjà vu déjà vécu qui vient ici si affable

Je m’appelle Eternité j’ai le goût d’un vrai Champagne

Semblant d’oubli dans les bulles sacrées

Je ne m’arrête plus, pas de terminus

Je ne m’arrête plus j’ai tous les âges Je suis une addition probable

Conscience qui l’est de tout je survole les péripéties neuronales

 

V1 Flash 2007 V2 Limitation d’Ivresses  ©Guillaume HOOGVELD 2010
©Julien Mérieau pour l’iconographie

Adagio

Concerto pour clavier n°23 de Mozart, Adagio en vitesse de plaisance mach 1.2 sous écouteurs intra-auriculaires

Pour celle qui a fait danser mes mélodies cristallines depuis 1993 à Jamais, my sister of night, C.R. , ce soir et tous les autres

 

CLIQUEZ CI-DESSOUS, PODCAST AUDIO DE GUILLAUME HOOGVELD le 06 Janvier 2020,  ET POST-PRODUCTION de Vincent Sask

 

Il est tard. Je t’aime. Je prends mes affaires et je prends ton dernier courrier, ta dernière lettre, tes derniers mots avec moi. Je prends aussi les billets d’avion, je les glisse dans la poche intérieure de ma veste, tout près, contre mon cœur.

Bientôt, dans quelques heures nous glisserons du côté d’une bienheureuse virtualité. Nos destins liés se noieront dans l’espace onirique du ciel.

Il y aura beaucoup de sourires, beaucoup d’éclats, beaucoup de drames, donc beaucoup de Beauté. Nous rattraperons la lumière qu’on nous avait ôtée.

Quand nous atteindrons la stratosphère, bien engourdis dans notre Mach 2, et pas avant,

Quand nous serons bien proches et que je viendrai m’asseoir près de toi et que le soleil dansera, j’actionnerai les 120 grammes d’avenir en nitroglycérine compactés que je gardais jalousement sur moi.

Nous serons inséparables.

© Guillaume HOOGVELD 2007 ©

© IMAGE DES TUILERIES TRI X 400 NB Prise de vue et tirage argentique de Guillaume HOOGVELD, 1997

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