http://youtu.be/Vk-NNlUKxF0
Minuit L’heure du mime
Guillaume HOOGVELD Droits réservés©
Minuit
L’heure du mime à sonné
Il s’agit de conserver le silence
Récuser toute violence
Aucun son qui ne saurait sourire ne passera
La porte
Après mes pas
Aucun bruit jamais ne filtrera
Aucune terre à voir
Ni mer à boire
Aucun ciel à croire
Toutes certitudes
Toutes les assises
Sont à revoir
Réviser par le hasard
Une impossibilité en désarme une autre
Qui se présente
En détrousse une autre
Toujours plus intense
Formant un cercle avec l’existence
Qui s’en va d’envie désarmée tenace
Par la menace
Guillaume HOOGVELD Droits réservés 2012@2013©
Poursuite de l’horizon
Viens me voir
je t’apprendrai le sens du dérisoire
comment foutre à terre le désespoir
comment on en revient
le sein d’une femme dans ta bouche
familièrement atteint dans ta chair
lendemain et surlendemain
difficiles à visionner à exploiter à glisser sous ses plis
Lourd comme un signal continu
le plomb que tu as dans la bouche
Saturne qui se réveille
L’instant qui nous délivre
Il était temps d’avoir les Dieux comme compagnons
C’était un beau songe
Qui m’a dépassé
Guillaume HOOGVELD Droits réservés©
Le cri était presque parfait
Je n’ai pas mon
CRI
à dire
à perforer l’avenir
Mon cri à moi tout seul
Sachant libérer le ciel de son lourd potentiel
À peine possible
mais tout de même probable
À peine enviable
mais soudainement
PLAUSIBLE
Je recule devant ce qui touche au Visible_
Guillaume HOOGVELD 2013 Droits réservés©
Guillaume par Thomas SCHLESSER

Guillaume
La fièvre coulée dans l’intaille
Et un mot-clef en suspens
Dans le vide des serrures
Une agonie à porter de main
Tu succombes à l’apnée des fictions
Au devant des solitudes, les méridiens t’appellent et tu réponds par la peur
Les ascèses corrompent ta voix
Les harmoniques s’éclipsent quand tu dénatures les pertes
Tes yeux s’accordent bien aux volutes des cancers
Les passants t’effraient comme une procession d’ombres grises
Des ébauches de femme et la rue qui les draine
Tes lignes incisent leur fuite
Les mots aussi sont l’armée désaxée des visages
THOMAS SCHLESSER 2007 ©
Le parti pris du feu
Pour les Drs Michel HAMON et Yves EDEL
Le parti pris du fou
Ne relève pas de mon délire
Laisse-moi donc un peu
De cerveau disponible
Vite ! Il faut que je consomme au pluriel
Pour achever mes bonnes résolutions
Me jeter dans la solution
La peur d’être atteint touché
De douter de tout sans philosophie où s’appuyer
De système où s’articuler
Un libre court-circuit dans l’encéphale
L’heure d’ouvrir la vie comme une huitre
Autant de vérités
A séparer de leurs matrices
Je dévore ton éternel
Je ne bouge plus de cette possibilité
Ouverte au ciel
Qui demande
Qui interroge
Et quand parcourir le jardin aux mille délices
Enterrer nos haches
De guerre sur air sur mer dans les airs
Races de l’amer
Tais-toi ne dis rien qui soit contraire
Au probable du Bien
Si fragile lentement tranquille
Une peur qui résonnerait jusque dans le point T comme tympan
Otite de vérité
Lumière totale tout se détache
Au fort et à mesure
La lointaine inconnue
La présente déconvenue
Et puis face à moi
Diagonale surplombant l’axe du mal
Impossible à isoler
Pesanteur et poids du monde
Qui se cherche qui se cache
Le temps de tourner la page
Oublier son âge
Et in fine de rajeunir n’en plus finir
A point nommé
Dans l’expérience de ma frayeur
Une ville qui se découd
Lentement qui se dissout
Le corps en question
En chef d’accusation
D’avoir trop enduré
D’avoir trop croisé le fer avec le miroir
Jamais partir me disais-je
En bouclant mon premier paysage
Pour un second voyage
Pour un autre bagage
Sans la servitude d’être Soi
De se prononcer sur la loi
Au réveil où tout se joue
Toujours plus fort
Mis au monde mis à mal
Criant famine au féminin
Que le monde n’est pas ici pour entendre
Novembre ou décembre
C’est la même saison
Des rendez-vous manqués
Qui s’étendent dans l’horizontalité
Guillaume HOOGVELD Droits réservés 211112©

