Apollinaire sur le pont Mirabeau / Arte tv

Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu’il m’en souvienne La joie venait toujours après la peine Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l’onde si lasse Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure L’amour s’en va comme cette eau courante L’amour s’en va Comme la vie est lente Et comme l’Espérance est violente Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

Guillaume Hoogveld / Simulacre ou Simulation

Où est la serrure de mes sécurité un comprimé de codéine puis j’imagine une bouffée d’éther c’est la dernière fois que je désespère à la mine de plomb j’ai eu peur tout à coup d’une contrefaçon un simulacre ou une simulation j’ai un doute sur l’orthographe de la raison le temps d’action de la science... Lire la Suite →

Alain DUAULT / Où vont nos nuit perdues

  J'aurais tant voulu partager son visage tant Porter son regard et ses seins à ce sanglot Tant m'y couler l'orage J'aurais comme Un grand navire enfoui su lire ses hantises Ses pentes ses massacres Vigie j'aurais vu Ses yeux si navrés sa folie j’aurais  écrit su Écrire le chant de cette veine bleue au... Lire la Suite →

Bukowski / Les requins

Les requins frappent à ma porte entrent et demandent des services; les voici qui soufflent dans mes fauteuils en examinant la chambre dans ses moindres détails et ils exigent des actes: de la lumière, de l'air, de l'argent,tout ce qu'ils peuvent grappiller: de la bière, des cigarettes, des demi-dollars, des dollars des pièces de cinq... Lire la Suite →

Bukowski / Le miracle

  Travailler une forme artistique ne signifie pas se tortiller comme un ver solitaire rassasié, ça ne justifie pas non plus les grands airs ni la cupidité, ni en aucun cas le sérieux, mais je crois deviner que ça occupe les meilleurs moments des meilleurs d’entre nous, et lorsque ceux-là meurent et que quelque chose... Lire la Suite →